« Petite » introduction …

Bonjour et bienvenue dans ce premier article des Chroniques de Syanelys.

Il servira de présentation mais aussi de fil conducteur à cette rubrique du blog en ce qui concerne mes articles sur Final Fantasy XIV, et moi. Pour vous, connaisseurs de l’opus comme petits curieux, l’espoir de vous donner – ou redonner ? – goût à ce petit chef d’œuvre, sous l’œil de la joueuse tout ce qu’il y a de plus normal, que je suis. Je suis consciente qu’il y aura peut-être un goût de déjà-vu pour les connaisseurs mais je tiens à ce qu’ils s’adressent aux habitués comme aux étrangers à cet univers.

Mais avant de parler de contenus ou de creuser le jeu plus loin, il me tient à cœur que chaque personne se souvienne qu’avant tout, Final Fantasy, c’est une histoire, et a son histoire. Commençons par le début ?

Petite pause dans la forêt de Sombrelinceul …

Sommaire

Final Fantasy, c’est quoi ?

Ce nom est devenu de plus en plus connu au fil des années au sein de la communauté de gaming et à tous les fans du secteur vidéo ludique. Final Fantasy est une saga de jeux produits, développés, et édités par Square Enix : ils en sont la propriété. Cette série compte à ce jour quinze épisodes principaux – le seizième étant en cours de développement à l’heure où j’écris ces lignes – ainsi que de multiples annexes et suites. Episodes tous indépendants les uns des autres : chaque Final Fantasy a ses personnages, son histoire, son univers ainsi que son gameplay, qui lui sont propres, mais en respectant toujours de près ou de loin, la règle du style RPG.

Et Final Fantasy XIV dans tout ça ?

FFXIV – de son diminutif – est un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG), le deuxième opus de la saga principale qu’est Final Fantasy, à se tourner vers ce mode de jeu. Il est sorti le 30 septembre 2010 dans le monde entier. Sur PC, PS3 puis PS4 et bientôt, PS5. Il a également été annoncé qu’il sortirait un jour sur la plateforme Xbox. Une de ses grandes forces réside dans le fait que le jeu est cross platform.

Le jeu a connu des départs brouillons et catastrophes à sa version 1.0, avant que Naoki Yoshida – producteur et directeur actuel du titre – ne reprenne les rênes. La renaissance du jeu a même été très imagée et sans appel : les joueurs de la 1.0 ont connu une ambiance de fin du monde marquante par le biais d’une cinématique mettant en scène la guerre et les flammes de Bahamut (entité et invocation récurrente de la saga). Tout a été détruit … pour mieux repartir sur de meilleures bases : on peut parler d’une véritable métaphore de la terre brûlée.

A ce jour, en plus de sa version originale (A Realm Reborn, nom faisant écho à la renaissance du jeu), Final Fantasy XIV compte trois extensions : Heavensward, Stormblood, Shadowbringers. Sa quatrième extension, Endwalker, est prévue pour l’Automne 2021.

Je fais du moins partie de ces gens qui voient le jeu sous cet angle. Les joueurs de la version 1.0 seront plutôt du genre à vous dire que la version 2.0 A Realm Reborn est en réalité la deuxième extension, et Endwalker, la cinquième. Ne soyez pas étonnés de voir les deux points de vue ressortir lors de vos navigations internet !

Et moi dans tout ça ?

Moi, je suis une grande fan de la saga Final Fantasy depuis des années. A part FFXI (premier FF à être  sorti en MMORPG), j’ai tous les opus principaux et leurs suites, à mon compte. Cette passion me vient … de ma mère. Et oui. Ma mère a joué et fini FFVII, VIII et IX ! Je me souviens que petite, je la regardais jouer devant la télé tous les soirs quand elle rentrait du travail et qu’elle avait du temps libre. Plus tard, quand je fus moi-même en âge de prendre la manette en main – et de réellement comprendre les dialogues des personnages … – j’ai décidé de me lancer dans tous les épisodes de la saga.

Et pourtant, alors, il faut savoir que je ne me suis mise à FFXIV qu’à un mois de la sortie de Stormblood, en mai 2017. Pourquoi avoir mis autant de temps à me lancer dans l’aventure du MMO ? Pour les mêmes raisons que je n’ai pas touché à FFXI : je me suis toujours dit qu’un Final Fantasy en version multijoueur, n’était pas un « vrai » Final Fantasy. Erreur fatale !

C’est finalement sous les encouragements d’anciens camarades que j’ai d’abord touché à la version d’essai de FFXIV (aujourd’hui bien plus fournie puisqu’elle donne carrément l’accès jusqu’à l’extension d’Heavensward incluse) sur console. Ce n’est que quelques mois après la sortie de Shadowbringers que je me suis mise sur PC.

Bien sûr, en tant que MMORPG, il y a une différence qui m’a frappée d’entrée de jeu en comparaison des autres opus : le personnage principal est votre avatar. De ce fait, vous vous identifiez vous-même en tant que protagoniste de cette aventure. Vous n’êtes pas le point de vue extérieur à l’histoire contrairement aux autres FF : vous êtes plongés dedans !

C’est votre identité propre que vous forgez dès la création de votre personnage : vous choisissez votre race parmi les huit existantes, vous personnalisez votre avatar, choisissez le job avec lequel vous souhaitez débuter, et même jusqu’à votre nom complet ! Votre personnage, c’est VOUS !

De mon côté, j’ai été assez surprise par deux aspects intimement liés du jeu :

•  Cette cassure avec les FF traditionnels pour respecter le code du MMORPG : vous commencez le jeu, vous n’êtes personne. Les autres opus nous offrent des introductions nous plongeant assez rapidement dans l’ambiance et le scénario du jeu en question. FFXIV nous force à d’abord jouer comme dans tout MMO classique : effectuer des tâches de basses besognes dans un premier temps pour commencer à se faire progressivement un nom, et découvrir dans quel monde vous évoluez.

• Et pourtant ce grand point commun à tous les FF : vous n’êtes personne disais-je. Mais vous allez devenir quelqu’un. Et probablement la personne la plus importante de l’histoire : vous êtes le héros d’une épopée dont vous ne pouvez soupçonner au premier abord.

Quand bien même le but d’un MMORPG est de jouer avec d’autres personnes, le charme de Final Fantasy XIV se fait également à travers les PNJ et personnages du scénario principal, où chacun a son rôle et son importance. Comme dans tout Final Fantasy.

Même si je n’avais pas connu les autres FF, j’aurais probablement été transportée par l’univers du numéro XIV. Cette différence « d’époques » et populations notables – notre personnage évolue dans un style assez médiéval/début moderne là où nos ennemis sont dans l’avancée technologique – en y ajoutant la pointe de magie qui semble ancrée dans le quotidien des personnages. Par exemple, le moyen de transport le plus utilisé dans le jeu est la téléportation, qui se fait par le biais des cristaux appelés éthérites, et par l’utilisation de « l’éther » qui compose chaque être vivant. Bien qu’il soit souligné parfois dans le scénario que tout le monde n’est pas capable d’utiliser son éther sous forme de magie.

Et puis avouez, qui n’a pas été impressionné la première fois de voir un invocateur lâcher son plus beau Akh Morn ? De voir des érudits se balader dans Limsa avec leur fée qui les suivait ? De voir des constellations par le biais des sorts de l’astromancien ? Et j’en passe.

De même, puisque nous parlons de transports, restons dans cet exemple. L’Empire de Garlemald (l’ennemi principal, avec les Asciens) utilise des vaisseaux et véhicules lourds en technologie là où notre personnage dès ses débuts se contente de bateaux à voiles, vieux aéronefs ou calèches, voire de montures bien plus primitives. On veut nous montrer dès le début que c’est à la fois la lutte et la cohabitation de la fantaisie et de la science, comme nous le montrent de nombreux opus de la saga. Et que vous, joueurs, évoluez dans le camp qui fera le plus travailler votre imagination et vous stimulera. En fait, d’entrée de jeu, FFXIV joue de charmes simples mais plaisants, pour nous introduire dans son histoire.

Et donc ? N’est-ce pas un peu le fouillis de proposer un scénario en constante évolution par le biais des extensions ? Un FF a bien un début et une fin non ?

Oui et non. C’est vrai que c’est la crainte première : Final Fantasy XIV nous emmène sur le continent d’Eorzea, mais au fil des extensions, on se rend compte qu’avant tout, nous sommes sur une planète ! Et qu’il y en a des choses à faire sur cette planète ! Pourtant, Yoshi-P – de son petit nom intime – et ses équipes nous rappellent régulièrement que le scénario a beau diverger de temps à autre, il suit pourtant un seul arc narratif. Chaque histoire finit par rejoindre le cœur de l’arc principal. Cela dit, en tant que MMORPG, FFXIV n’a pas d’autres choix que d’imaginer et penser son scénario sur l’extra long terme afin de ne pas lasser ni perdre sa communauté.

Je m’attèlerai toutefois à une critique plus complète du jeu et de chaque extension dans de futurs articles.

Ok … Donc ca reste un Final Fantasy ?

Ce qu’il y a à retenir dans ce post d’introduction, c’est qu’avant tout, FFXIV respecte la saga et est un épisode à part entière de la licence au niveau de son épopée: tantôt faisant preuve de légèreté, d’humour et de « break », tantôt avec des rebondissements et un scénario plein de réflexions et de maturité, allant parfois jusqu’à assumer la mort de certains personnages. (Je dis bien « certains »)

De plus, on y retrouve tous les codes des FF comme les jobs et invocations emblématiques, personnages marquants de la série (Cid, Biggs, Wedge …), ou encore, Square Enix qui perpétue sa tradition de faire des clins d’œil aux autres épisodes de la saga. En donnant des noms connus des fans à des villes, monstres, peuples, donjons, boss, etc. Ou en reprenant des fils conducteurs (les Allagois, peuple ancien de FFXIV > chaque FF possède un peuple « ancêtre » qui était plus avancé, ironiquement, de l’actuel). Sans oublier tout l’univers fantaisiste dans lequel chaque opus a toujours évolué. A ce jour, je pense même pouvoir affirmer que FFXIV est le Final Fantasy à avoir le lore le plus développé, le plus riche et le plus fourni parmi ses aînés et ses cadets de la série.

Là a été ma plus grosse erreur de juger ce MMORPG comme « faux Final Fantasy ». Il est d’ailleurs amusant de noter que j’ai rencontré des fans de la série sur ce jeu, qui se contrefichaient du « endgame », « farm » etc. et se contentaient de prendre un abonnement d’un mois juste, à chaque sortie de patch majeur, afin de continuer l’histoire et découvrir les contes annexes à travers les contenus importants.

D’accord … Et outre l’histoire ?

FFXIV reste un MMORPG. Sa plus grande force peut également être source de lassitude auprès de ses membres les plus anciens et fidèles de la communauté : Yoshi-P et ses équipes proposent la sortie d’un patch majeur tous les 3-4 mois. Et des patchs mineurs pour implanter des correctifs ou nouveaux contenus qu’ils s’étaient réservés pour ne pas tout envoyer d’un coup les jours J, et ainsi, toujours donner de quoi faire à la communauté sur le long terme.

Les contenus les plus marquants d’une extension sont les suivants :

  • L’épopée principale.
  • Les donjons. En lien ou non avec l’épopée principale.
  • Les Défis (Primordiaux ou autres) en version normale et extrême. Ils possèdent leur propre scénario.
  • Les raids à 8 en version normale et sadique (endgame). Ils possèdent également leur propre histoire.
  • Les raids alliances à 24 personnes. Eux-aussi ont droit à leur scénario.
  • Les contenus relatifs à la création des « armes reliques » (endgame). A ce jour, et à l’instar des points précédents, ils ont leur trame.

La lassitude est un sentiment né d’une formule que Yoshida a déjà affirmé vouloir conserver « car elle fonctionne » (et c’est vrai). Elle se présente généralement comme telle :

  • Patch X.0 : Sortie majeure de l’extension, généralement, personne ne s’en plaint ! Les premiers défis et la première série de raids à 8 apparaissent durant ce patch principal.
  • Patchs impairs (X.1, X.3, X.5) : Suite de l’épopée principale, ajout de donjons, ajout d’un nouveau défi, ajout d’un nouveau raid en alliance (24 personnes). Dépendant de l’extension, les quêtes des armes reliques commencent au patch X.1. Depuis Stormblood, trois combats de niveau « fatal » (endgame pour les gros raiders) sont également arrivés au cours d’un patch impair.
  • Patchs pairs (X.2, X.4) : Suite de l’épopée principale, ajout de donjons, ajout d’un nouveau défi. Ajout des nouveaux raids à 8 en version normale et sadique.

Il est à noter que depuis Shadowbringers, les développeurs ont souligné vouloir se focaliser sur la sortie d’un seul donjon par patch afin de pouvoir consacrer plus de temps au développement et à la qualité d’autres contenus.

Au niveau de l’épopée principale, il est bon à savoir que généralement, le scénario de l’extension se finit au patch X.3, laissant aux suivants le temps d’aborder la transition et d’introduire la prochaine extension. (Attention, cela va changer au cours de la 6.0 mais j’en parlerai plus tard !)

C’est donc avec cette même et éternelle formule que les gens reprochent parfois à Square Enix de ne pas prendre de risques à vouloir casser les codes et innover. Pour ma part, je suis une joueuse du endgame et du HL (High-Level), par conséquent, je trouve toujours mon bonheur à travers les patchs pairs et l’ajout des raids, puisqu’ils m’amènent vers une période de « prog » sur les sadiques. En revanche, il est vrai que j’ai tendance à m’ennuyer beaucoup plus vite sur les patchs impairs puisque les contenus se font assez rapidement. Et je ne suis pas une grosse farmeuse en ce qui concerne les armes reliques ! Au final, les patchs impairs m’ont permis de me focaliser sur les trois contenus de type fatal. C’est le réel « reproche » que j’aurais à faire à FFXIV de ce côté-là, mais il s’agit avant tout de mon ressenti et avis personnel.

Un dernier point ?

Il est important de garder à l’esprit qu’en tant que MMORPG, FFXIV possède sa communauté. Une communauté très variée, parmi les japonais, les américains, et les européens. Le jeu existe également dans le reste de l’Asie mais est en décalé par rapport à nos sorties. Notre communauté occidentale est probablement la plus riche et compliquée, non pas pour le nombre de joueurs, mais du fait que l’Europe a la particularité d’avoir autant de langues parlées que de pays existants sur le continent.

Qui dit communauté dit mentalités différentes également : il faut garder en tête que si des gens sont là pour le jeu et l’histoire, d’autres le sont uniquement pour le contenu. Si vous mettez les pieds dans un jeu massivement multijoueur, il faut s’attendre à rencontrer autant de personnes que de caractères différents. Le principal reste à mes yeux de s’épanouir dans votre environnement : vous êtes sur un jeu avant tout, savourez ce que les développeurs vous offrent et appréciez le jeu à sa juste valeur.

Ce qui donnera toute sa saveur en bout de ligne à ce Final Fantasy, c’est le côté social : les contenus et événements du jeu vous amènent à devoir rencontrer d’autres personnes et à progresser ensemble.

J’étais une personne très timide et fermée lorsque j’ai commencé le jeu, à tel point que je refusais de faire le moindre donjon ou défi (alors que ça bloquait mon épopée !) si mes camarades n’étaient pas connectés pour m’épauler. En fin de compte, on se détache de cette « peur » pour les plus timides : les erreurs, ça arrive, et il faut bien une première fois à tout ! Puis à travers le système de compagnies libres et mes divers groupes de raid (rosters), c’est ce qui m’a permis en désormais quatre ans de faire des rencontres formidables, et il y a des tas de gens que j’ai connu sur ce jeu que je ne suis pas prête d’oublier !

Le mot pour conclure ?

Que dire de plus si ce n’est : amusez-vous bien et merci d’avoir pris le temps de lire cette longue introduction ? En espérant qu’il vous permettra de cerner ou réapprendre à voir le jeu sous un autre angle, tout en ayant une petite idée de la personne derrière l’écran. J’ai voulu mettre l’accent sur le jeu avant le contenu pour une raison citée dès le début : Final Fantasy, c’est d’abord une histoire.

Promis, ce sera le seul article de cette taille !

A bientôt !

2 réflexions sur “« Petite » introduction …

  1. Bonjour;
    Premier commentaire sur cette très bonne introduction au monde d’Éorzéa, j’ai commencé très tard à m’intéresser à la saga FF n’ayant pas un entourage très jeux vidéo. J’ai commencé par FFXIV puis FFXV, mais Final Fantasy XIV est le jeu qui m’a sorti des ténèbres de FIFA (oui j’étais un addict de ce jeu).

    Étant un amant de la culture nippone à travers des mangas, je n’ai pu que bien me sentir dans ce jeu remplit de fantaisie où rien n’est écrit d’avance, je ne saurais imaginer quelle sera la conclusion de ce jeu (je prie pour que le jeu continue pendant très longtemps).

    Je n’ai qu’une seule chose à ajouter, Final Fantasy XIV est une aventure à vivre sans frein.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s