Le chœur des dragons

Dans la continuité d’A Realm Reborn, cet article sera, quant à lui, consacré à la première extension de Final Fantasy XIV : Heavensward. Cette fois, il me paraît nécessaire de faire un « vrai » résumé du jeu. Rappelez-vous le contexte avant de vous plonger dans l’aventure : vous venez de fuir Ul’Dah après un attentat dont vous êtes accusé à tort, et grâce à vos connaissances d’Ishgard, Haurchefant et Aymeric, vous parvenez à trouver refuge avec Alphinaud et Tataru, dans la Sainte Cité d’Ishgard … Cité en guerre contre les dragons depuis des siècles.

Ici encore, les spoilers seront nombreux !

Sommaire

En coulisses …

Heavensward, désigné par le diminutif HW ou par la 3.0, a été annoncé sur nos plateformes au cours du FanFest de Las Vegas en 2014. Il est arrivé entre nos mains le 23 juin 2015. Cette extension a introduit la première nouvelle race du jeu : les Ao Ras, qu’on nous présente comme des « hommes dragons » du fait qu’ils possèdent des écailles, cornes et une queue, proches des reptiles. Mais le lore du jeu nous apprendra bien vite qu’il n’y a aucun lien entre les deux espèces. Les femmes Ao Ra sont nettement plus petites que les hommes : une observation qui confirmera que cela n’existe pas chez les dragons, pourtant maîtres de cette extension !

C’est au cours de cette extension également que l’on a découvert trois nouveaux jobs, chacun d’un rôle différent : le Chevalier Noir (tank), l’Astromancien (soigneur), et le Machiniste (DPS distant physique).

Côté gameplay, c’est au cours de cette extension que nous découvrons un tout nouveau moyen de voyager sur les maps : nous pouvons désormais voler !

La cinématique d’ouverture de l’extension nous résume d’abord les événements qui ont clôturé ARR : la fuite des Héritiers, l’empoisonnement de la Sultane, et la disparition soudaine de nos compagnons. Alors qu’Yda et Papalymo partent de leur côté, Y’shtola et Thancred disparaissent dans l’éther … quant à Minfilia, elle décide de se séparer de nous volontairement pour répondre à un mystérieux appel du Cristal-Mère en personne. Et nous ? Nous voilà désormais sur les terres enneigées du Coerthas, dans la cité de l’Archevêque Thordan VII. Nous sommes accompagnés par Alphinaud, Tataru et … par Midgardsormr. Du moins, nous sommes les seuls à savoir que le Père des Dragons Originels nous suit de près en se manifestant de temps à autre de manière très … « spirituelle ». Chose que nous ne voyons hélas pas dans le trailer.

La seconde partie, plus explosive, nous met directement dans les conditions d’Heavensward : le Guerrier de la Lumière franchit à peine les portes d’Ishgard qu’il se fait attaquer par un dragon, et pas n’importe lequel : Hraesvelgr, un des fils de Midgardsormr et un des personnages principaux de cette extension. Dragon chassé par le Dragon Céleste – chevalier dragon reconnu et réputé d’Ishgard. Nous voilà dans une cité où vivent pauvres d’un côté et victimes premières de la guerre, riches de l’autre … Nous voici dans le bain mais toujours en nous rappelant que si nous partons sur une aventure nouvelle, les problèmes ne sont pas résolus de l’autre côté … La cinématique se clôture alors que notre héros revêtit l’armure du job emblématique de l’extension : le Chevalier Dragon.

Pour cette extension, la chanson thème sera Dragonsong. Toujours composée par Nobuo Uematsu et arrangée par Tsutomu Narita. Les paroles ont été écrites par Kazutoyo Maehiro, traduites par Michael-Christopher Koji Fox. Cette fois encore, Susan Calloway nous régalera de sa sublime voix et sera l’interprète de la musique, traduisant, à l’instar d’Answers, les pensées d’Hydaelyn. La vidéo ci-dessous vous montrera de surcroît des cinématiques tirées du jeu.

L’histoire d’Heavensward, loin du conflit garlemaldais

Vous l’aurez compris dès la vidéo d’introduction, la 3.0 nous éloigne dans un premier temps de l’histoire avec l’Empire, pour nous focaliser sur la Guerre du Chant des Dragons. Une guerre vieille de plusieurs siècles disais-je, qui avait connu une paix durant un temps, et dont les origines sont floues pour notre avatar et nous. Ce que nous savons d’une part par le biais d’Ysayle dans ARR ? Que les dragons et les humains ont vécu en paix jusqu’il y a deux cent ans, et que leur alliance était fortement symbolisée par l’amour que partageaient Hraesvelgr et Dame Shiva, de son vivant. D’autre part, nous savons qu’Ishgard ne souhaite pas rejoindre l’Alliance Eorzéenne justement à cause de ce conflit. Alors comment ces deux camps en sont-ils venus à se faire la guerre ?

Comme pour ARR, il nous faut un temps d’adaptation à ces nouvelles terres qui s’ouvrent à nous. Pour cela, et pour justifier notre séjour à Ishgard, Sir Aymeric, et surtout Sir Haurchefant de la maison Fortemps, nous aident à avoir l’asile. Ce n’est que le comte des Fortemps, père d’Haurchefant, qui nous permet de séjourner entre les murs de la Sainte Cité, où les étrangers sont vus d’un très mauvais œil.

Concept art de la Sainte Cité d’Ishgard, trônant au cœur du Coerthas

Le scénario nous amène assez vite à la rencontre de l’Archevêque Thordan qui, suite à un « malentendu », souhaite nous mêler à la guerre. Pour cela, nous sommes finalement envoyés dans les terres gelées du Coerthas, à la poursuite des hérétiques qui ont causé du tort à la cité sainte. Nous serons alors accompagnés par Estinien, le Dragon Céleste actuel, et ami de longue date d’Aymeric. Un statut de chevalier honoré du fait que les Dragons Célestes ont en leur possession un objet d’une rare puissance : l’œil du Dragon. En l’occurrence, l’œil de Nidhogg, frère de Hraesvelgr et fervent partisan de la guerre des dragons. On en déduit assez vite que le Dragon Céleste et lui partagent un lien étroit mais nous ne pouvons encore comprendre à quel point : nous savons juste qu’il est question d’une rivalité.

En poursuivant les hérétiques jusqu’à leur cachette, nous retrouvons Ysayle. Au vu de leurs différences d’idéaux, il va sans dire qu’Estinien et elle ne partagent que de l’amertume l’un envers l’autre. Mais si Alphinaud et notre protagoniste veulent calmer cette guerre – désir partagé par l’héritière de Shiva – il faut en comprendre l’origine … Estinien finit par se résoudre à suivre les pas du groupe, et nous voilà en quête de vérité : nos pas nous mènent progressivement de terres en terres, de couacs en couacs, jusqu’à arriver au domaine de Hraesvelgr dans le pays de Dravania, au cœur de la cité de Zenith. Si le dragon n’est pas docile et voit une véritable hérésie en Ysayle (se prétendant être Shiva, alors que la vraie Shiva, à sa demande, a été dévorée par le dragon à sa mort afin qu’ils soient « toujours réunis »), il préfère pourtant refuser la discussion plutôt qu’attaquer nos héros. S’ils veulent en savoir plus sur la colère qui alimente les dragons, Hraesvelgr nous encourage à aller à la rencontre de son frère Nidhogg dans l’Aire.

L’Ecume des Cieux de Dravania. A gauche, la cité de Zénith, et à droite, l’Aire.

Avec l’aide de Cid, Estinien et notre héros sont en mesure de rejoindre le nid du Dragon Noir, mais malgré un combat titanesque où ils réussissent à le vaincre, ils n’en apprennent pas plus … Ou du moins, notre héros. Un détail n’a pas échappé au Dragon Céleste : Nidhogg est censé n’avoir qu’un œil … il en avait bien un … de la même couleur que l’unique œil de Hraesvelgr. Pourquoi l’amant de Shiva n’avait-il qu’un œil ? Et pourquoi son frère avait-il le deuxième ? Où était passé le second œil de Nidhogg ?

Décidé à avoir des réponses à leurs questions, notre groupe recomposé d’Alphinaud, Estinien, Ysayle et notre Guerrier, repart à la rencontre de l’unique dragon originel capable de leur donner ce qu’ils souhaitent. La vérité face à Hraesvelgr est finalement forcée par le pouvoir de l’Echo : Ysayle et notre héros ont une vision vieille de plusieurs siècles. On nous révèle le premier Dragon Céleste ainsi que le premier Thordan et ses Chevaliers de l’Azur, qui partent, assoiffés de pouvoir, tuer Ratatoskr, la sœur de Hraesvelgr et Nidhogg, afin de récupérer ses yeux et enrichir leur domination.

La vérité est enfin là ! L’Eglise mentait depuis tout ce temps à ses fidèles pour perpétuer ce désir de pouvoirs, masqué en conflit, faisant passer les reptiles pour d’horribles créatures assoiffées de sang humain. Les dragons ne font que se venger de l’abominable meurtre de l’une des leurs, là où l’Archevêque ne souhaitait que s’enrichir. Nidhogg, très proche de sa sœur, ne peut faire son deuil et ne réclame que la mort. Hraesvelgr s’est retiré du conflit par amour pour Shiva, reconnaissant ainsi que les humains n’étaient pas tous mauvais … Il ne peut toutefois renier son frère, ce pourquoi il lui a offert un de ses yeux … Pour les Héritiers, les choses sont même encore plus claires : l’information que détenaient les religieux au sujet des yeux des dragons, n’était pas tombée par hasard : ils avaient forcément appris cela de la bouche d’un Ascien.

Afin de stopper cette guerre trop longtemps déguisée, et qui avait versé bien trop de sang dans les deux camps au point de créer un cercle vicieux de haine, nos héros sont bien décidés à mettre l’Archevêque devant le fait accompli. Hélas, en le poursuivant dans la Voûte, le vieillard et sa suite parviennent à s’enfuir, en ôtant la vie à Haurchefant de surcroît. Pas le temps pour les funérailles qu’il faut suivre le menteur d’Ishgard … Nos héros sont toutefois pris de court et ralentit par l’Empire en personne, eux-mêmes venus chercher les secrets des Allagois – tout comme Thordan – dans la cité artificielle d’Azys Lla.

Mais afin de percer les boucliers des Allagois, nos héros ont besoin d’une spécialiste de l’éther … Y’shtola.

Ce n’est qu’en prenant des risques de remettre les pieds en Eorzea, et en retrouvant sa demi-sœur à Gridania (Y’mhitra), qu’ils parviennent, avec Kan-E-Senna et ses disciples, d’extirper notre amie du flux d’éther dont elle était prisonnière. Un voyage qui lui a coûté cher : notre élémentaliste préférée se trouve être aveugle … la voilà forcée à prendre des risques à utiliser son propre éther pour « voir » le monde autour d’elle.

Pour répondre à notre problématique première, Y’shtola nous conseille d’aller rendre visite à son maître et mentor : Matoya, ermite qui s’est isolée suite à ses désaccords avec les Sharlayanais.

Bien sûr, une fois dans l’ancienne cité des migrants Sharlayanais – désormais propriété des gobelins à Idyllée – la sorcière prend un malin plaisir à nous envoyer chercher nous-mêmes notre solution au cœur de la bibliothèque de Gubal … Un détour non négligeable mais qui, en bout de ligne, nous donne ce que nous souhaitions : nous pouvions poursuivre l’Archevêque et ses chevaliers à Azys Lla.

L’île artificelle d’Azys Lla

Un moment d’ailleurs déchirant : l’Empire nous surveillait et attendait le moment opportun où nous allions ouvrir un passage pour attaquer et prendre notre place. Finalement, ce fut l’intervention d’Ysayle, se transformant en Shiva, qui nous permit de repousser l’Empire et continuer notre route. Une intervention et un sacrifice lourds de conséquences, puisque la dirigeante des hérétiques, devenue notre amie, y laissera sa vie.

Et comme les bâtons dans les roues ne s’arrêtent jamais, ce n’est qu’en arrivant à notre objectif que les Asciens Igeyorhm et Lahabrea (déjà rencontré pour le second dans ARR), se décident à nous stopper pour laisser Thordan plonger droit dans leur plan. Asciens qui le regrettèrent amèrement à leur tour … Il en faut plus pour barrer la route à un Guerrier de la Lumière déterminé ! Lors de leur face à face, Thordan finira même par qualifier notre héros de « monstre », qu’il « ne peut pas être humain ». Le couperet tombe : l’Archevêque et ses Chevaliers exploitent alors la puissance du deuxième œil de Nidhogg qu’ils avaient volé, afin de devenir des Primordiaux … donnant ainsi aux Asciens, ce qu’ils voulaient.

Du moins, pour peu de temps. Notre héros arrive à en découdre, permettant à Estinien de récupérer le deuxième œil de Nidhogg … Erreur fatale !! Réunir ainsi les deux yeux du dragon, abritant la haine de celui-ci, lui permit de ressusciter à travers le Dragon Céleste, à l’image de Shiva qui avait utilisé Ysayle comme vaisseau en tant que Primordial.

La 3.0 se conclut sur cette note sombre, d’Estinien disparaissant, possédé par le Dragon Noir.

Image promotionnelle du patch 3.2, Minfilia prisonnière d’Hydaelyn …

Les patchs suivants nous amènent sur « l’heure du changement ». Du point de vue ishgardais, leur souverain est tombé, et c’est à Aymeric que revient le devoir de dévoiler la vérité aux citoyens. Une pilule difficile à digérer, d’autant plus que la guerre a enlevé tellement de proches aux gens, que la rancune envers les dragons sera très difficile à oublier (et vice versa chez les dragons).

Notre héros fait même une entrée en matière des plus choquantes mais qui fait son effet : il arrive en grande pompe à Ishgard sur le dos … d’un dragon. Et pas des moindres : Midgardsormr en personne ! Afin de faire un premier pas vers la paix, il en revient même à Vidofnir, la fille de Hraesvelgr, d’être la médiatrice entre les dragons et les Hommes. L’image n’en sera d’ailleurs que plus forte lorsque cette dernière sauve un enfant ishgardais d’une chute mortelle, causée par des fanatiques de Thordan.

Jusqu’à la 3.3, notre héros a fait sa vadrouille pour retrouver ses compagnons disparus au cours d’ARR, allant jusqu’à la libération de Raubahn et la découverte de la survie de la Sultane et la supercherie derrière l’attentat… On y rencontre alors un nouveau membre des héritiers dont le pouvoir de l’Echo lui offre la capacité de parler aux animaux : Krile. Thancred est lui aussi extirpé de l’éther et a eu une conséquence tout aussi grave que Y’shtola : de son côté, il se retrouve incapable d’exploiter son éther sous forme de magie. Pour retrouver Minfilia appelée par Hydaelyn, c’est Matoya qui nous envoie dans l’Antitour afin d’essayer de la retrouver à l’aide de son éther. C’est alors qu’on découvre que la leader des Héritiers est devenue la Prêtresse de la Lumière, au service et prisonnière de la déesse …

Du côté ishgardais, la Sainte Cité abandonne son statut actuel pour devenir une démocratie avec Aymeric élu premier président. Sa première décision est d’ailleurs historique : les beaux jours revenant entre les dragons et les humains, Ishgard décide donc de rejoindre l’Alliance Eorzéenne dans sa lutte contre Garlemald … pas de repos pour les braves !

Hélas, l’ombre de Nidhogg plane toujours et afin de tester la volonté et la bravoure de nos amis (en l’occurrence, Aymeric, Alphinaud et notre protagoniste), Hraesvelgr nous invite à l’affronter en duel dans son antre, Sohr Kai. Victoire sans appel, Hraesvelgr rejoint donc le combat à nos côtés lorsque son frère décide de mener un ultime assaut sur Ishgard. Un spectacle unique aux yeux des témoins de la cité : voilà que deux dragons originels et frères de sang de surcroît, se battent l’un contre l’autre. L’un pour assouvir sa soif de vengeance, l’autre pour protéger ceux qui étaient ses ennemis, il n’y a pas si longtemps encore. Il reste toutefois une problématique à la bataille : c’est avant tout Estinien qui est prisonnier de la créature. Hraesvelgr blessé, la tâche nous revient d’en découdre pour de bon avec notre ennemi.

La victoire accordée et Estinien libéré, il devint évident de se débarrasser des yeux de Nidhogg : nos héros décident de les lancer à travers la Mer de Nuages, là où personne ne pourra aller les chercher … sauf un certain Elidibus.

Le patch 3.4 nous introduit les « Guerriers des Ténèbres » et c’est dans ce patch que nous retrouvons Alisaie – qui rejoint les Héritiers officiellement – et découvrons qu’il existe d’autres mondes « miroir » par rapport au nôtre : nous sommes dans le monde primitif, il en existe treize reflets. Afin de sauver leur propre monde, nos alter égos du premier reflet se sont faits manipuler par les Asciens et doivent détruire l’équilibre de la Lumière et Ténèbres chez nous. Heureusement, grâce à Minfilia, ils retournent chez eux, avec la promesse de la Prêtresse qu’elle sauvera leurs terres …

Enfin, l’extension se conclut avec la 3.5 qui nous amène peu à peu sur la suivante. Nous retrouvons Yda et Papalymo après des Héritiers innocentés des faits d’ARR. Le duo suivait en réalité l’épopée d’un certain « Griffon », prêt à mener l’assaut afin de récupérer les terres d’Ala Mhigo aux garlemaldais. C’est le donjon final du jeu, au beau milieu de la discorde entre les résistants et l’Alliance, qui nous révèle que ledit Griffon est en réalité Ilbert, le capitaine des Braves du Cristal qui avait trahi Alphinaud. Aux portes de la mort, Ilbert utilise les yeux de Nidhogg généreusement apportés par Elidibus, pour invoquer une créature encore plus redoutable que Bahamut : Shinryu.

La troisième mort de l’extension nous attend à ce stade de l’épopée : décidé à suivre les pas de Louisoix, Papalymo offre sa vie pour tenter d’emprisonner le dragon à l’image de son idole … en vain. C’est finalement grâce à Cid et notre ancien ennemi Nero, que le Primordial parvient à être pourchassé et arrêté par une arme allagoise ancienne dénichée à Azys Lla : Oméga.

L’épopée d’Heavensward se termine alors qu’Yda se décide à révéler sa véritable identité : il s’agit en réalité de Lyse, la petite sœur d’Yda, décédée il y a quelques années de cela. De son côté, la jeune Yugiri que nous avons rencontrée dans ARR se voit être rejoint par Gosetsu, et appelée à prendre les armes pour retrouver sa patrie et son prince perdu. Les cartes sont entre nos mains : nous comprenons alors que l’extension suivante nous mènera sur les terres d’Ala Mhigo, ainsi que sur celles de Doma, pour sauver les deux contrées des griffes de l’Empire …

C’est long tout ça … Qu’est-ce que j’en ai pensé moi ?

J’ai vraiment rencontré un bébé dragon ???

L’épopée d’Heavensward est ma seconde préférée à l’heure actuelle. D’une part, et j’assume mon manque d’objectivité, parce que je suis une grande amoureuse des dragons dans la vie. Ces créatures m’ont toujours fascinée et j’ai adoré l’interprétation de Square Enix dans FFXIV, de cette espèce.  D’autre part, car j’y ai reconnu un écho et un arrière-goût de FFX que j’ai apprécié : on nous présente l’église comme la sainte sauveuse dans cette guerre, alors qu’elle est à l’origine de tous les maux dans ce conflit. Par ailleurs, et de façon plus objective cette fois, j’ai trouvé l’histoire d’Heavensward dans le patch 3.0 jusqu’à la 3.3 (incluse) très complète et bien construite de A à Z. Je peux même aller jusqu’à affirmer qu’Heavensward est jusque-là la seule extension à avoir assumé la mort de trois personnages importants à travers Ysayle, Haurchefant et Papalymo.

De même que j’ai beau ne pas avoir aimé l’architecture d’Azys Lla, j’y ai pourtant adoré le passage là-bas, et plus particulièrement la parenthèse avec Tiamat. Déjà, il faut savoir que dans le lore, Azys Lla est une île artificielle construite pour des recherches allagoises mais a emprisonné avec elle les dragons venant du continent désolé de Meracydia, à l’époque de la 3è ère ombrale.

Nous rencontrons alors un nouvel enfant de Midgardsormr, la sœur et amante de Bahamut il y a des siècles de cela. Capturée et emprisonnée par Xande (vous noterez le lien fait avec la Tour de Cristal et son histoire ici) à Azys Lla, celle-ci s’est toutefois résignée à rester enchaînée pour l’éternité de son propre chef. Par culpabilité. On apprend alors que le Primordial Bahamut a été créé par Tiamat : son bien-aimé ayant été tué au cours de la guerre sur Meracydia contre les Allagois, et déchirée par la perte de son amour, elle s’est laissée berner par les belles paroles des Asciens, et l’a ressuscité sous forme de Primordial …

Coupable des crimes qui s’en sont suivis de par son acte, Tiamat se fait justice elle-même. A mes yeux, cette scène pouvait paraître minime et une parenthèse dans l’épopée à ce moment-là (rappelons que nous étions sur le rush de fin à la poursuite de Thordan), mais elle était très importante dans le contexte d’Heavensward. On y comprenait alors que la frontière séparant les dragons des hommes était infiniment petite : au final, la seule différence entre nos deux espèces, c’est notre longévité. Mais les dragons ne sont pas différents de nous, ils ont des sentiments, et font des erreurs, eux aussi, en suivant leurs émotions.

C’est bien pour ça que dès le début, je n’ai pas pu détester le personnage de Nidhogg : malgré sa haine, il s’agit avant tout d’un dragon en deuil. La mort de sa sœur a beau dater de deux cents ans, ce n’est qu’un battement d’ailes dans la vie d’un dragon. Pour lui, c’est comme si c’était hier encore.

De même, j’ai vraiment apprécié le petit aparté avec les Guerriers des Ténèbres, véritable source d’informations essentielle pour l’arc principal du jeu : on commence enfin à comprendre une partie des motivations des Asciens. Ainsi, on apprenait (ou redécouvrait) que lorsqu’un reflet était détruit, un fléau était déclenché sur notre monde. Etant donné que les événements avec Bahamut étaient relatifs au 7è fléau, nous comprenons alors que sept reflets étaient déjà détruits et qu’un huitième était au bord du gouffre. Une vraie corde sensible pour les Héritiers : nous savons dès alors qu’un 8è fléau peut nous tomber dessus à n’importe quel moment. Mais on ne sait ni quand, ni sous quelle forme.

On comprend également que les Asciens provoquent alors plus ou moins directement la destruction de chaque monde puisqu’un reflet détruit les rapproche peu à peu de la renaissance de leur divinité Zodiarche, ennemi juré d’Hydaelyn. Un mal qu’ils prennent en patience puisqu’il a fallu bien des siècles pour provoquer déjà sept fléaux. Bref, une vraie hype en ce qui concerne la « réelle histoire » de FFXIV.

Pourtant, la fin de l’épopée semble nous dire que l’heure de vérité n’est pas pour tout de suite …

Il n’y a qu’une chose que j’ai trouvé dommage dans Heavensward : la fausse mort de Nanamo. J’aurais trouvé ça tellement plus intéressant de pleinement assumer la mort de la dirigeante d’Ul’Dah, afin de nous montrer à quel point les trois cités principales du jeu ne sont pas en paix et soumises à la loi des « rapaces ». Au-delà du conflit garlemaldais, les territoires sont soumis à leurs propres problèmes personnels, et en l’occurrence dans le cas d’Ul’Dah, la loi du plus perfide : c’est le plus riche qui veut gouverner.

Bref, en résumé, j’ai adoré HW. Tout le côté fantaisiste était traduit par le simple fait que les dragons existent et qu’ils sont des personnages entiers du jeu, un peuple soudé mais soumis à ses propres lois. Les décors et les différentes maps étaient également très enchanteurs : qui n’a pas été séduit par la beauté des îles volantes de l’Ecume des Cieux ? Et lorsqu’ils n’étaient pas féériques, ils nous rappelaient la cohérence de la guerre : le Coerthas central par exemple abrite des tonnes de cadavres de dragons ici et là, si on prend le temps d’arpenter la map de long en large. Il existe même une cavité où une des créatures est enchaînée, comme condamnée à mort ici et laissée là à l’abandon pour l’éternité …

Qu’en est-il du reste des contenus ?

Ici encore, HW a eu ses contenus annexes.

Les Défis : L’extension nous a amenés à la rencontre du jeune Unukalhai, originaire d’un autre reflet, qui souhaite exterminer la menace de la Triade Guerrière, trois Primordiaux venant de Meracydia, emprisonnés à Azys Lla. Au-delà de son scénario, il va sans dire qu’il a été très plaisant de découvrir à la sauce FFXIV, trois boss venant de FFVI à la base ! Entendez Sephirot, Zurvan et Sophia.

Le Raid à 8 : Idyllée a beau se donner des allures de paradis pour tous … il n’empêche que l’apparition du géant mécanique Alexander, Primordial vénéré par les Gobelins de la Main Indigo, inquiète de plus en plus. On nous envoie explorer l’intérieur du colosse, accompagné de la mystérieuse Mide à la recherche de « l’Enigma Codex ». Malgré les enjeux et le sérieux du danger, cette aventure vous amènera à découvrir les secrets et les coulisses de ce qu’il s’est passé avec Alexander et le groupe de Mide, qui s’avèrent être … amusants !

Les développeurs, et particulièrement Soken et le groupe The Primals nous ont régalés avec les musiques thèmes telles que Locus, Moebius ou encore Rise.

Les Raids en Alliance : Appelés « L’Ombre de Mhach ». On fait la connaissance des « pirates des cieux » dans l’Ecume des Cieux d’Abalathia. D’abord présentés comme des explorateurs – et des pilleurs pour certains – inquiets mais curieux de connaître l’étrange Arche du Néant qui apparaît de temps à autre dans la Mer de Nuages … L’exploration est inévitable ! Toutefois, nos enquêtes s’approfondissent en la Cité Défendue de Mhach puis dans Dun Scaith, afin d’arrêter l’être du néant Diabolos (que l’on a déjà connu dans l’histoire d’Amdapor dans ARR !)

Beaucoup de joueurs y ont vu un rapprochement avec FFIX de par le style musical des instances, mais je ne partage pas cet avis. Le seul clin d’œil que j’y ai vu à cet opus, c’est Ozma en tant que boss emblématique. Il y a bien eu d’autres allusions comme la présence de Cait Sith (FFVII), Mortalis (FFI mais repris dans de nombreux opus) ou une fois de plus, Diabolos, mais le scénario des raids ainsi que les instances, restent exclusifs à FFXIV !

L’arme relique : les Animas. Les quêtes débuteront au patch 3.15. Nous rencontrons Ardashir, un jeune chercheur qui a besoin de nous pour développer des armes possédant des âmes synthétiques (les « animas »). Pour cela, nous composons le trio entre Gerolt, lui, et nous … Une recherche scientifique qui durera jusqu’à la fin de l’extension pour l’étape finale, qui nous offrira même une jolie mascotte à la fin !

L’Aquapole : Heavensward s’est vu introduire un nouveau contenu de type cartes au trésor. Désormais en ouvrant des cartes en équipe, nous avions une chance d’ouvrir un portail nous menant à l’Aquapole. Une instance à « étages » où des récompenses nous attendaient à chaque victoire mais … avec une chance de nous faire expulser des lieux si on ouvrait la mauvaise porte ! Un contenu de type casual mais très détente à faire entre amis.

Les allusions aux autres épisodes.

Une fois de plus, FFXIV et HW nous ont régalé de quelques clins d’œil aux autres opus de la saga.

• Matoya est un personnage à l’origine venant de FFI, présentée comme une sorcière aveugle.

• La pose adoptée par Estinien dans le défi de Nidhogg fait référence à la célèbre pose de Kain sur le logo de FFIV.

• Le boss Calcabrina (ainsi que le thème musical qui l’accompagne) dans l’Antitour vient de FFIV.

• Les sphères allagoises dans Azys Lla nous font penser aux systèmes de sécurité du Géant de Babil dans FFIV.

• La quête des Chevaliers Noirs nous demande d’affronter la part « ténébreuse » de nous-mêmes. Il s’agit d’une référence à Cécil dans FFIV.

• Krile Mayer Baldesion est un personnage de FFV. Dans le jeu d’origine, elle possède également sa capacité de pouvoir communiquer avec les animaux.

• La Bibliothèque de Gubal est clairement reprise du donjon de FFV, ainsi que les ennemis qu’on y trouve (Byblos, Page 64 …).

• Omega et Shinryu viennent de FFV à l’origine mais sont devenus des superboss récurrents dans la saga ensuite.

• Calofisteri, le boss final de Mhach, est un boss originaire de FFV.

• Azys Lla est inspiré du continent flottant de FFVI.

• Le Primordial Thordan et ses Chevaliers de l’Azur font référence aux Chevaliers de la Table Ronde de FFVII.

• La pose victorieuse des Chevaliers Noirs font penser à la célèbre pose de Cloud dans FFVII.

• Dans la version anglaise du jeu, une des quêtes du tanneur s’appelle « Maybe He’s a Lion », faisant référence à l’une des musiques emblématiques de FFVIII.

• Les quêtes d’Hildibrand dans HW nous introduisent le personnage de Gigi, pantin perdu se posant des questions philosophiques sur son existence. Il s’agit d’une référence à Bibi dans FFIX.

• L’architecture de l’Antitour (plafonds et sols inversés) est inspirée du Château d’Ypsen dans FFIX.

• Le boss Cruise Chaser dans A11 est repris de l’invocation Arkh dans FFIX.

• L’apparence d’Alexander dans A12 (la machine avec les ailes), est reprise de l’Alexander de FFIX.

• La mécanique du deuxième boss de Mhach où il faut être zombifié pour s’immuniser du sort de Mort, est reprise du boss de Yunalesca dans FFX.

Avant d’aborder Stormblood …

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Je serai ravie d’avoir vos retours et vos avis : d’une part pour savoir si avoir des résumés de la sorte est plaisant à lire ou trop lourd, d’autre part, parce que mon avis seul ne compte pas, comment avez-vous ressenti la première extension de FFXIV ? Elle a eu l’effet d’un gros WOUAH chez de nombreuses personnes de la communauté mais chacun l’a vécu à sa façon et je serai curieuse d’en savoir plus !

Stormblood sera ma dernière « critique » pour le moment, à venir, dans la mesure où je vais attendre la sortie de la deuxième partie de la 5.5 de Shadowbringers pour avoir la finalité de l’épopée.

A bientôt !

4 réflexions sur “Le chœur des dragons

  1. Bonjour,

    Pour commencer ton article était au top, pleins de souvenirs reviennent à moi (premiers pas à la cité d’Ishgard, l’historique de la guerre entre dragons-humains, la découverte des paysages surtout l’écume des cieux d’Abalathia,etc….). J’ai énormément aimé le cheminement de l’histoire principale, qui a été ultra diversifiée que ce soit notre progression en tant que Guerrier de la Lumière mais aussi notre part dans le conflit dragons humains qui dure depuis 1000 ans. L’évolution d’Alphinaud a été remarquable (démoralisée au début suite à la perte de nos compagnons puis impliqués dans le conflit.

    Heavensward reste pour moi la meilleure extension dans la trame principale (Bon Shadowbringers est sorti, donc il est numéro 2) car notre personnage devait confirmer son statut et non pas essayer de se faire un nom à travers d’innombrables quêtes pour débarrasser des villages d’insectes ou de gobelins.

    Mon passage préféré reste la 3.4 (Soul surrender, je m’en rappelle car c’est le patch où j’ai commencé à jouer à ce jeu), l’histoire avec les guerriers des ténèbres est juste magnifique, avec des retournements de situations concernant une trahison ou non.
    J’ai bien aimé les raids Alexander surtout le cœur du Créateur, la série de quêtes « L’Ombre de Mhach » avec les pirates des cieux et les primordiaux (Sophia ♥).
    Superbe extension surtout que j’ai commencé le HL dessus, j’ai aussi rencontré des amis.

    Mention spéciale à Estinien, je trouve que le personnage reflète bien la réalité non utopique que prônent sans relâche les héritiers de l’Aube.

    Aimé par 1 personne

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