Dans l’œil du cyclone ensanglanté

Après Heavensward et sa 3.5 qui nous y amenaient, nous voici sur la deuxième extension de FFXIV : A Realm Reborn. Stormblood. Un nom qui à lui-seul nous évoque tous les enjeux et les sacrifices que nous nous apprêtons à vivre au nom de la liberté. Tout comme pour Heavensward, je me dois de faire un résumé du jeu et pour cela, petit rappel du contexte à la fin d’HW : nous venons de vaincre « le Griffon », Yda révèle sa véritable identité en tant que Lyse, décidée à aller au front pour libérer sa contrée natale Ala Mhigo. Par ailleurs, Shinryu a été invoqué par Ilbert « le Griffon » puis capturé par Oméga … pour autant, tant la machine que le Primordial demeurent introuvables sur les terres de Gyr Abania, où ils sont supposés s’être échoués.

Spoilers de l’épopée entière de Stormblood ci-dessous !

Sommaire

Qui dit nouvelle extension, dit … tout simplement nouveautés.

Stormblood, que l’on appelle dans la communauté par SB ou la 4.0, a été annoncé sur nos plateformes le 14 octobre 2016 au cours du FanFest de Las Vegas. Il est sorti officiellement le 20 juin 2017 (le 16 en accès anticipé). Cette extension a marqué la fin du jeu sur la plateforme PlayStation 3 par la même occasion.

Pas de nouvelle race pour SB, en revanche, le jeu s’est vu introduire deux nouveaux jobs de DPS ! Le Samouraï (DPS mêlée) ainsi que le Mage Rouge (DPS distant magique). Deux jobs qui demeurent emblématiques de la saga Final Fantasy ! A défaut d’avoir une nouvelle race à tester, Stormblood s’est  refait une beauté au niveau du gameplay, proposant une refonte plus ou moins totale de la majorité des jobs du jeu, ainsi que sur la manière de jouer.

Après la possibilité de voler dans HW, SB s’est vu ajouter la nage et la plongée.

La cinématique d’ouverture de l’extension nous plonge dans un premier temps au cœur de l’Etendue de Rhalgr, où Lyse et notre Guerrier de la Lumière se livrent un entraînement aussi violent que réaliste, au sein d’un camp où les Résistants préparent leurs armes dans le but de repousser l’Empire. D’entrée de jeu, nous savons donc que le job emblématique de Stormblood sera le Moine.

La seconde partie nous emmène dans les rues de Kugane où le Samouraï nous est présenté. Nous comprenons alors que notre voyage se fera en deux temps et nous mènera aussi sur des terres orientales : Square Enix rendra hommage à la culture japonaise (et asiatique) dans cette extension. Toutefois, la conclusion où nous pouvons apercevoir Gosetsu et Yugiri semble comme nous rappeler que nous ne sommes pas là pour visiter : Doma nous attend également …

La musique thème de l’extension est Revolutions. Nous retrouverons des noms connus derrière cette dernière (Uematsu pour la composition, Narita pour l’arrangement, Koji Fox pour la traduction) mais également Banri Oda pour l’écriture. Une fois de plus – et la dernière à l’heure où j’écris ces lignes – Susan Calloway prêtera sa voix pour interpréter la chanson, avec l’éternel rôle qui lui a été accordé depuis Answers et Dragonsong : traduire les paroles d’Hydaelyn.

La chanson thème de l’extension, accompagnée de plusieurs cinématiques du jeu

La liberté ou la mort

Là où la 3.0 nous avait éloignés du conflit garlemaldais, la 4.0 nous présente l’inverse : cette fois, l’Empire est bien plus qu’au cœur de l’histoire. Cette extension est claire depuis sa révélation : les enjeux seront ici politiques. La liberté d’Ala Mhigo et la liberté de Doma sont sur toutes les lèvres.

Contrairement à HW, vous n’êtes pas dans la cité principale dès le début, vous êtes déjà sur les nouvelles terres que vous vous devez de découvrir ! L’histoire débute alors qu’on a franchi la Muraille de Baelsar pour atterrir dans les Marges. L’Alliance Eorzéenne pose ses marques et ses tentes en Castrum Oriens afin de pouvoir communiquer avec la Résistance Mhigoise. C’est ainsi que nous rencontrons Conrad (le chef des résistants) et son bras-droit, M’naago. Les faits sont exposés : nous nous devons de planifier la reprise du territoire d’Ala Mhigo des griffes de l’Empire, troupes garlemaldaises dirigées par le général Zenos yae Galvus – le fils de l’actuel Empereur Varis.

Nous sommes alors amenés par les résistants dans leur QG, minutieusement dissimulé par la pratique des illusions de type mirages (comme pour les glamours !) : l’Etendue de Rhalgr. Les premières missions ne tardent pas puisque les garlemaldais patrouillent partout dans les terres de Gyr Abania, mais notre première « vraie » mission (un « test » pour assurer la véracité du pacte entre l’Alliance et les Résistants) nous amène à devoir détruire une arme prototype de l’armée garlemaldaise. Arme escortée par Grynewaht, un soldat impérial que nous connaissons de longue date (mais que je n’ai pas présenté dans mes précédents articles !).

Si la mission est menée à bien tant du côté de l’Alliance que du côté des Résistants, renforçant ainsi la confiance des uns et des autres, notre victoire est toutefois interrompue par un bruit sourd de canons : l’Etendue de Rhalgr, si bien cachée jusque-là, était attaquée.

Que de choc en arrivant sur place : une vraie bataille, une marée de sang, une attaque surprise menée par … Zenos en personne. Un ennemi à ne pas sous-estimer puisque pour la première fois dans l’histoire de FFXIV, notre Guerrier de la Lumière et ses alliés des Héritiers se prennent une dérouillée digne de ce nom par le fils de l’Empereur !

Pourtant, parmi les cadavres des résistants et les flammes, Zenos se résigne et ne nous achève pas : il semble déçu, et quitte les lieux avec son armée, en nous laissant là, comme pour mort.

C’est avec le moral des troupes chez les Résistants au plus bas, que de nouvelles opérations se doivent d’être organisées. C’est là que tout le côté stratège d’Alphinaud se réveille : Zenos a le « désavantage » de travailler sur deux fronts : Doma et Ala Mhigo. Le nouveau voyage se dessine donc : en attendant que les Résistants Mhigois se relèvent, les Héritiers se décident à partir sur le continent oriental, dans l’espoir de retrouver Yugiri et Gosetsu, et ainsi, attiser les feux de la rébellion domienne. Zenos ne pourra pas gérer deux fronts en même temps !

Accompagné de Lyse, Alisaie, Alphinaud et Tataru, notre Guerrier de la Lumière débarque dans la ville de Kugane à la recherche d’alliés capables de les épauler dans leur quête. Ils font ainsi, à leur grande surprise, la rencontre d’Hancock. Originaire d’Ul’Dah, cet homme œuvre pour le compte de Lolorito en tant que négociateur et promoteur des intérêts commerciaux de son employeur, sur le territoire d’Hingashi. Afin de pouvoir traverser la Mer de Rubis qui sépare Kugane du territoire de Doma, notre « nouvel allié » nous oriente vers un Namazu – homme-bête à l’apparence d’un poisson-chat ! – qui … nous attire bien des ennuis. C’est grâce à Soroban, un Kojin – homme-bête « tortue » habitant la Mer de Rubis – que nous parvenons à prendre la fuite jusqu’aux eaux enchanteresses d’Hingashi. A notre plus grande surprise, nous retrouvons également Gosetsu ayant eu affaire à ses propres problèmes auprès des autorités de Kugane, attendant ainsi des nouvelles de sa complice Yugiri, partie chercher des informations au sujet de leur Seigneur, le prince Hien. Ou plutôt, roi, depuis la mort de son père il y a peu, tué par l’Empire.

Pour traverser la Mer de Rubis, nos amis doivent payer une dîme à la Confédération de pirates, et ce n’est qu’après de nombreuses nouvelles épreuves – dont un combat contre le Primordial Susano – que nos amis sont confrontés à Yotsuyu, « le » gouverneur impérial de Doma, dont le chien n’est autre que … Grynewaht. Néanmoins, notre dette est payée et nous pouvons poursuivre la route. C’est avec un Gosetsu blessé par un interrogatoire musclé avec le soldat impérial, que nous nous retrouvons en Yanxia, région où se dresse le château de Doma.

Ils y retrouvent Yugiri et notent à quel point les conditions des villageois dans la région sont déplorables : ils ne servent que de pâtures aux garlemaldais qui passent de temps à autre pour les enrôler de force dans l’armée … Décidés à mettre le feu aux poudres, notre héros et la kunoichi en profitent pour se faire passer pour des villageois et infiltrer l’ennemi de l’intérieur. Pour Yugiri, la mission est tout autre : alors que nous nous retrouvons face à Zenos une nouvelle fois, elle tente de l’assassiner par surprise. Un attentat qui lui coûta presque la vie si Gosetsu n’était pas intervenu … Malgré la libération des captifs domiens, futurs esclaves, Zenos les laisse mystérieusement fuir – à l’image de Rhalgr – mais du côté des villageois, c’est sans appel. Personne ne souhaite prendre les armes pour se rebeller, tous dépités par la perte de leur souverain et sans aucun guide à l’heure actuelle pour les aiguiller. Il devint ainsi de plus en plus nécessaire de retrouver et raisonner Hien … Le Front de Libération de Doma les épaule toutefois : la dernière fois que le prince a été aperçu, il arpentait le nord de la Steppe d’Azim, foyer des tribus ao rannes.

Fanart de la Steppe d’Azim. Nom de l’auteur inconnu

C’est une fois sur les terres des Ao Ras que la tribu des Mol nous aide à retrouver l’héritier du trône de Doma. Son exil dans les terres indigènes n’était pas anodin : bien qu’il soit heureux que son peuple soit prêt à se rebeller s’il revenait, il craignait depuis longtemps que ce ne soit pas suffisant. Les Ao Ras sont connus pour être de puissants guerriers et il espérait bien en faire ses alliés dans sa reconquête de son pays. Pour cela, il souhaitait aider les Mol lors du Nadaam : un rite ao ran consistant à mener une grande bataille dans les steppes afin d’atteindre la « terre immaculée » et ainsi prendre le trône de la steppe jusqu’au prochain rituel.

Malgré les épreuves, ce n’est que la force du « destin » (ou du hasard ?) qui permettra à la tribu Mol, grande perdante depuis des lustres de cette bataille, de prendre le pouvoir, et également de devenir des alliés de Hien. A la demande de Yotsuyu, Grynewaht est venu interrompre les festivités et viola ainsi les lois des Ao Ras. Furieux d’une telle hérésie, et redevables de notre aide pour repousser ce malfrat et ses camarades, les différents clans de la steppe prennent la décision de payer leur dette en venant en aide au jeune roi.

La Confédération, les Kojins, le Front de Libération, et désormais les Ao Ras … Il ne manquait plus qu’un plan parfait, qu’Alphinaud avait déjà préparé pour notre retour à Yanxia. Afin de faire plier le genou à l’Empire, il fallait retenir Yotsuyu prisonnière du château. Et pour cela … nos héros allaient sortir le grand jeu : ils allaient littéralement noyer la demeure du souverain sous les eaux de Yanxia. Hien était prêt à sacrifier le palais : Doma était plus qu’un bloc de pierres, c’est avant tout un peuple ! Devant tant de persévérance et de détermination, en plus du retour de leur héritier, les villageois domiens acceptèrent enfin de se rebeller et d’accompagner leur véritable dirigeant pendant le combat.

Ce fut au cours d’une lutte sans merci et un plan parfaitement mené – où nous avons vaincu Grynewaht – que l’Empire fut contraint de reculer devant Doma. La victoire fut toutefois accordée avec un sacrifice très lourd : alors que Yotsuyu confiait son passé à Hien en guise de « jugement » pour sa trahison envers son peuple, elle conclut son histoire en admettant qu’elle ne parlait pas pour sa rédemption : elle gagnait du temps ! Des explosifs qu’elle avait dissimulés dans le château s’enclenchèrent, et ce n’est que par le sacrifice de Gosetsu que notre groupe parvint à s’échapper. Quant au samouraï et Yotsuyu … il était évident qu’ils étaient désormais décédés.

Grâce à nos alliés, et Doma désormais libéré, notre Guerrier de la Lumière retourna à Kugane où un bateau avait été affrété pour ramener les Héritiers à Limsa Lominsa. Il était temps de désormais libérer Ala Mhigo !

De retour sur les terres d’Eorzéa – et de Gyr Abania – les bonnes nouvelles fusent : notre victoire sur Doma a eu un double effet : les troupes garlemaldaises s’avèrent être démotivées, là où les Résistants Mhigois voient un nouvel espoir. Toutefois, Conrad estime ne pas être en mesure de diriger plus longtemps ses troupes et préfèrent offrir son poste à Lyse. Notre mission suivante avec une Lyse en pleine réflexion, était simple sur papier, mais très complexe : afin de reprendre Castrum Velodyna, nous allions jouer un vrai coup de bluff. Remplacer le drapeau garlemaldais, par le drapeau mhigois, pour les leurrer d’une fausse victoire sur l’Empire sur le territoire des Marges.

Un coup de poker qui fonctionna à merveille, sauf pour Fordola, membre des Crânes – des mhigois enrôlés par les forces impériales pendant l’occupation. Mais forcée à prendre la fuite pour survivre, nous voilà avec une victoire et un pas de plus vers la libération d’Ala Mhigo. Toutefois, on entend très rapidement parler de la traîtresse mhigoise qui a tué la fille de la reine des Anantas – femmes serpents – obligeant la dirigeante de la tribu a invoqué Lakshmi pour ressusciter le fruit de sa chair … Ainsi le groupe se scinde en deux : notre héros et les jumeaux à la poursuite du Primordial, là où Lyse et les Résistants filent droit dans la région des Pics pour reprendre une nouvelle base impériale, Specula Imperatoris. L’opération de la base sera même couronnée de succès par l’intervention d’Estinien, détruisant un canon redoutable de l’armée de Garlemald, qui s’apprêtait à faire feu sur nos alliés … Quel dommage que ces derniers n’en aient jamais rien su !!

La Primordiale Lakshmi, Déesse de la Beauté et de la Grâce

Direction Castrum Abania un peu plus loin, où ce sera l’explosion de la base qui mettra fin aux jours de Conrad, laissant officiellement le commandement de la Résistance à Lyse. Toutefois, les Crânes ont pu faire un otage pour le compte de Garlemald qui n’est autre que … Krile. Où avaient-ils été chercher notre amie des Héritiers ? Thancred se décide enfin à montrer le bout de son nez et prend à nouveau à cœur son rôle d’espion en allant chercher des pistes de la détentrice du pouvoir de l’Echo. De notre côté, avec désormais les Marges et les Pics sous le joug de l’Alliance, il était plus que temps de planifier nos opérations pour nous rendre aux Lacs … région où trônait Ala Mhigo, notre but tant désiré.

De retour plus tard, Thancred nous indique que Krile est retenue dans un laboratoire au cœur des faubourgs mhigois aux Lacs. Grâce à Alisaie qui a pu décrire son combat contre Fordola à Castrum Abania – la décrivant comme anormale, pouvant anticiper toute attaque – Urianger nous prête un dispositif censé nous aider. Ainsi, nous pouvions libérer notre amie, capturer Fordola … mais non sans y faire une découverte des plus inquiétantes … Krile n’avait pas été enlevée par hasard : l’Empire avait mené des recherches pour reproduire un pouvoir de l’Echo artificiel : la Résonance. Fordola était le sujet test … et Zenos, le possesseur parfait ! C’était donc de là qu’il tenait toute sa puissance.

Mais nous avions une revanche à prendre sur lui, n’est-ce pas ? Opération terminée, les signaux d’alerte ne mirent plus beaucoup de temps à sonner : la reprise d’Ala Mhigo était proche.

C’est littéralement par la grande porte que l’Alliance et les rebelles pénétrèrent dans la cité, après avoir été rejoints par le Seigneur Hien en personne et ses alliés Ao Ras, par la voie aérienne. Le Guerrier de la Lumière bien décidé à prendre sa revanche, accule le fils de l’Empereur jusqu’à la Ménagerie Royale. Nulle peur visible chez Zenos, cet étrange personnage semblait depuis le début prendre les assauts garlemaldais comme son terrain de chasse, à la recherche de sa proie idéale. Qui eut pensé qu’il s’agirait de notre protagoniste ? Folie ou non, heureux d’avoir trouvé sa cible, Zenos se retrancha dans ses dernières lignes : il fit appel à un ennemi que l’on pensait vaincu et disparu, Shinryu. Zenos prétend que l’on ignore tout de l’Echo, il doit servir à conquérir et non protéger … Ainsi, le Général utilisa son pouvoir de Résonance pour prendre possession du Primordial et nous livrer l’une des batailles les plus rudes depuis le début.

Hélas pour Zenos, c’était là sous-estimer son adversaire. Et nous ? Nous avions sous-estimé le nôtre. Heureux d’avoir trouvé un « rival » et un « ami » en nous, le jeune fou semble avoir fini par trouver ce qu’il cherchait dans la vie … et plutôt que poursuivre la bataille, l’épéiste préféra se donner la mort en se tranchant net la gorge.

Si pour nous, la confusion totale de ses propos et de ses gestes régnait, c’était pourtant l’heure des réjouissances : Ala Mhigo était libre !

Ainsi la 4.0 se termina sur trois scènes marquantes :

La première nous montre Estinien dans la Ménagerie Royale, après les festivités. Shinryu vaincu, les yeux de Nidhogg rôdaient là aux abords des jardins. Afin que nulle autre personne ne puisse les trouver, cette fois, il mit fin à leur existence en plantant sa lance dedans.

La deuxième nous amène à Rhalgr, auprès d’une Lyse déterminée à reconstruire son pays si longtemps perdu. Pour cela, elle prend la décision de quitter les Héritiers et deviendra dans peu de temps la nouvelle dirigeante d’Ala Mhigo.

La troisième, enfin, est un véritable cliffhanger pour les patchs suivants : on y voit un Kojin qui trouve deux personnes sur une île abandonné. Deux individus encore vivants et pourtant considérés comme décédés depuis trop longtemps maintenant : Gosetsu et Yotsuyu. Comment avaient-ils survécu ? Et pourquoi acceptaient-ils d’être l’un à côté de l’autre ?

L’heure du renouveau

Image promotionnelle du patch 4.3, Under the Moonlight

A l’image d’Heavensward, Stormblood a vu ses premiers patchs jusqu’à la 4.3 (inclus), nous présenter les changements à venir pour les contrées d’Ala Mhigo et Doma. D’abord du côté de Lyse par le biais de la 4.1 : le pays avait besoin de retrouver ses bases, lui qui avait trop longtemps été soumis à la loi impériale. Pour l’occasion, Raubahn, lui aussi originaire de ces terres, et avec l’aval de Nanamo, décide de quitter Ul’Dah pour devenir le bras-droit de Lyse.

Là où ce fut plus intéressant, ce fut du côté de Doma : c’est une lettre en provenance de Kugane qui nous indique que Gosetsu et Yotsuyu – qu’il appelle désormais « Tsuyu » – sont passés et sont encore en vie. Ils retrouvent le duo dans la Mer de Rubis où le samouraï explique la situation : la demoiselle a perdu la mémoire et a retrouvé un comportement d’enfant. Yugiri et Alisaie sont toutefois sceptiques, et dans les faits, il en revenait au Seigneur Hien de prendre la décision sur le sort de la jeune femme.

Sceptique, Hien souhaite garder Yotsuyu dans le « château de fortune » dans le quartier enclavé de Doma, afin qu’elle reste hors de vue de tous. Hors de la vue des impériaux, qui pourraient la pourchasser pour les secrets qu’elle connaît de l’Empire, et hors de la vue des domiens, qui eux, ne l’ont pas oubliée… La paix est toutefois de courte durée lorsque des garlemaldais envoient des signaux de fumée blanche. Une troupe venue « négocier la paix » avec comme médiateur, Asahi, le frère de Yotsuyu …

Asahi souhaite faire un échange de prisonniers en guise de bonne foi : Doma libère des prisonniers garlemaldais, en échange d’esclaves domiens qui seront rendus à leur patrie. Malgré ses airs amicaux, quelque chose dérange, et ce n’est qu’au cours d’une entrevue entre notre héros et lui qu’il révèle son vrai visage : un fanatique de Zenos qui ne souhaite que notre mort, que l’on paye par le prix fort la disparition de son idole.

Le jeune domien quitte les terres de Doma en attendant l’accord de Hien pour l’échange de prisonniers, après avoir rendu visite à sa sœur où il lui confia un étrange miroir, dans l’espoir secret que son reflet lui révèle la personne qu’elle était autrefois …

Hien se décide à partir à sa rencontre quelques temps plus tard : décidément, tout est louche. Asahi a amené une surprise à Yotsuyu qui accompagne le groupe : ses propres parents. Si sa technique fonctionne à moitié, la jeune femme ne parvient pas à se souvenir entièrement de son passé, mais il était net que la présence de sa famille entière la dérangeait. Par ailleurs, c’est aussi lors de cette rencontre à Castrum Fluminis qu’Alphinaud note que l’Empire a amené tout un stock de caisses louches, et commence à les soupçonner de nous tendre un piège.

Toutefois, la vraie tragédie n’arrive que plus tard, au cours d’une nuit où notre héros part à la recherche d’une Yotsuyu disparue. Il retrouve à la place le cadavre des parents de la demoiselle, dont la mort est révélée par le pouvoir de l’Echo : Tsuyu venait de recouvrer la mémoire et semblait vouloir se suicider … jusqu’à ce que ses parents la rejoignent et la traitent encore comme une moins que rien. Accablée et rongée par la colère, elle les tua tous les deux d’une balle bien placée. Asahi avait eu ce qu’il voulait, et ramena la jeune femme à Castrum Fluminis … pour le soi-disant échange de prisonniers.

Les caisses contenaient en réalité un nombre gargantuesque de cristaux, permettant à Yotsuyu de tomber dans le panneau de celui qui partageait son sang : elle utilisa leur puissance et leur énergie pour se transformer en la première déesse de la Lune, une Primordiale prête à se venger de Doma : Tsukuyomi.

Fanart de Tsukuyomi, artiste inconnu

Notre protagoniste dut donc défaire cette ennemie qui aurait presque pu devenir une alliée. Alors qu’elle agonisait, ce fut finalement Asahi qui lui porta le coup de grâce d’une balle : de par cet acte, il brisa le pacte de « paix » entre Garlemald et Doma, mais il se débarrassa également de sa sœur. D’une pierre deux coups. Hélas pour lui, coup du karma : dans un dernier souffle, Yotsuyu l’emporta dans la mort avec elle d’un coup de dague.

C’est impuissants que Hien et notre guerrier assistèrent à la scène, mais furent rejoint par Maxima, garlemaldais qui accompagnait Asahi jusque-là. Ecœuré par les méthodes de son supérieur, il souhaitait poursuivre la fausse œuvre du traître domien, pour qu’elle se réalise réellement : il comptait demander l’asile à l’Alliance. En échange d’accepter au sein du continent des garlemaldais épuisés par la soif de conquête de l’Empereur, il leur fournirait des informations sur sa terre natale. D’ailleurs, la toute première information qu’il offrit à l’Alliance une fois de retour à Ala Mhigo, en laissa plus d’un bouche bée : Zenos était encore vivant !

Son cadavre avait disparu du cercueil qu’on lui avait consacré et Maxima affirma que le prince vadrouillait en ce moment même dans le palais impérial. Les Héritiers ne se laissèrent pas berner par cette ruse : pour eux, il était évident qu’Elidibus était derrière cette mascarade ! Il avait forcément dû prendre possession du corps du général.

Afin de vérifier ces dires, enquêter et, accessoirement, de développer les relations avec Maxima et ses comparses – les « Populares » – Alphinaud rejoignit le Garlemaldais à bord d’un dirigeable, s’apprêtant à s’envoler au-dessus de l’Escarre.

Cependant, alors qu’une réunion entre Garlemald et l’Alliance se prépare, les Héritiers reçoivent une information de Thancred qui inquiète : Alphinaud n’a jamais prévenu de son arrivée à bon port, et pire, sa linkperle indique un SOS venu de l’Escarre. Nos héros partent enquêter et retrouvent en effet la monture abandonnée du groupe … sans signe de vie. Ou du moins, les cadavres trouvés sont ceux d’assaillants ennemis et non de leurs alliés.

L’Escarre, un désert vidé de son éther et de toute forme de vie …

Toutefois les découvertes faites à l’Escarre avec une installation allagoise, réveillent des histoires anciennes : un bouclier appelé la Barrière de Seiryû, pourrait bien protéger une bonne partie de la région contre de futurs assauts garlemaldais de ce genre. Problème ? Le générateur principal se trouve dans la Steppe d’Azim. Ce fut au cours de négociations littéralement musclées que les clans des Ao Ras daignèrent accepter que l’on touche à ce générateur, pour eux une installation divine.

Ce problème étant résolu, de nouveaux arrivent … Du côté d’Alphinaud, accompagné du mystérieux « Chasseur d’Asciens » qui lui a sauvé la vie, il découvre un village abandonné, avec des habitants massacrés par la Rose Noire. La nouvelle bombe chimique de Garlemald. Du côté des Héritiers, alors que l’Alliance s’apprête à rencontrer l’Empereur Varis, c’est Thancred qui tombe dans un mystérieux coma dont aucun remède ne semble vouloir fonctionner. Bientôt suivi par Y’shtola et Urianger … Notre protagoniste, lui, commence à entendre une étrange voix résonner dans sa tête, quelqu’un qui semble l’appeler d’une contrée lointaine …

C’est au cours du patch 4.5 que Krile nous révèle qu’après de multiples examens, sa conclusion est aussi étrange qu’inquiétante : leurs corps sont ici, mais leurs âmes et leurs éthers semblent avoir disparu ailleurs. Des coquilles vides. Avant la rencontre avec Varis, Alisaie se fait contacter par Maxima qui donne rendez-vous à l’entrée de la Barrière de Seiryû. Deux découvertes de choc nous attendent alors : la première, le corps d’un Alphinaud qui a reçu le même « sort » que nos alliés. La deuxième, le Chasseur d’Asciens s’avère être … Gaius Baelsar en personne. L’homme avait survécu aux événements au Praetorium non seulement, mais semblait s’être rendu compte à quel point il avait été berné par les Asciens, au point de vouloir se venger d’eux aujourd’hui. Afin de faire preuve de bonne foi, Gaius en profite pour nous révéler qu’il existe trois grands Asciens originels : Lahabrea, que nous avions vaincu. Elidibus, dont il nous confirme avoir pris possession du corps de Zenos. Et un certain Emet-Selch.

Le patch se conclut sur des révélations chocs de la part de Varis et une bataille sans merci : nous comprenons enfin ce qui lient les Asciens à Garlemald … Le premier Empereur fondateur de Garlemald, Solus, n’était autre … qu’un Ascien. Nous comprenons alors enfin d’où vient toute la lignée impériale et ce pourquoi le pays avait été construit sur la devise de conquérir toutes les nations. Avec nulle intention de signer un traité de paix, la guerre se poursuit entre l’Alliance et l’Empire.

L’extension se termine alors sur deux notes : Alisaie tombe à son tour dans ce mystérieux coma … et la scène finale nous envoie dans la salle du trône de Varis en compagnie de Solus. Solus vivant ? Oui, pour une raison qui s’éclaircit très vite : Solus est Emet-Selch … C’est donc un Varis fatigué du conflit mais marionnette de son ancêtre, qui doit poursuivre le combat …

Stormblood, de mon point de vue de joueuse

Le Couvercle des Enfers. Pas si infernal que ça ?

A ce jour, Stormblood est l’extension que j’aime le moins. Pourquoi ? Pour un point de vue complètement assumé et personnel : je n’accroche pas aux scénarios dont l’intérêt est politique en bout de ligne. C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai jamais réussi à accrocher entièrement à Final Fantasy XII par exemple, alors que le jeu avait ses charmes de par son gameplay et son système de quêtes.

Pour moi, SB s’est éloigné du côté fantaisie pour laisser place au dur quotidien de la guerre. C’est à la fois un bon et un mauvais point pour moi : le côté enchanteur de FF a été mis un peu de côté … mais qu’il était appréciable en revanche que Square Enix assume un scénario tout à coup bien plus mature, voire très dur parfois.

Je dis cela en pensant par exemple au personnage de Fordola. Mise de côté et mal vue par la communauté FF, pourtant, c’est ce personnage qui reflète tout le quotidien des mhigois – et domiens, finalement – soumis à la loi garlemaldaise. Une étrangère à l’Empire qui adopte la façon de vivre de ses assaillants au point de vouloir percer dans leur armée … et pourtant, malgré ses efforts, elle ne sera jamais respectée pour deux points : le simple fait qu’elle soit une femme d’une part, d’autre part, aux yeux des garlemaldais, elle sera toujours une soumise mhigoise et non une des leurs. Considérée comme une moins que rien par l’Empire, et comme une traîtresse aux yeux des siens, elle n’a donc sa place nulle part. Elle se sent honorée par Zenos quand il l’utilise pour tester la Résonance alors que pour le fils de Varis, il ne s’agit que d’un bout de viande.

Tout n’était pas noir dans Stormblood pour autant. Je me suis tellement ennuyée durant le patch 4.1 et 4.2 dans l’épopée, et pourtant, la conclusion de SB par le biais du patch 4.3 m’a énormément chamboulée. Le passage avec Tsukuyomi a eu l’effet d’un poignard dans le cœur. C’est la première fois dans Final Fantasy XIV, à ce moment-là, que je me suis sentie concernée et bouleversée à travers le combat d’un Primordial – et à travers un personnage tout court, d’ailleurs.

Je ne l’ai jamais dit dans mes précédents articles, mais ce qui fait le charme d’un FF à mes yeux, c’est d’une part la musique, d’autre part, la mise en scène. Imaginez le combo des deux le temps d’un combat ? La transition entre la première et la dernière phase (la phase des adds) de Tsukuyomi m’a fait l’effet d’un électrochoc la première fois que je l’ai fait, tellement la mise en scène et la musique étaient horriblement poignantes. On y retrouvait une Yotsuyu aussi accablée qu’enragée par les acteurs de son passé : ses parents, son frère, et pour finir, Zenos. Pourtant le fantôme de Gosetsu prouvait être un semblant de rédemption … et une preuve qu’au fond de son cœur, elle n’était pas si mauvaise. J’en ai senti mon cœur se serrer, c’est pour vous dire ! Et rien que pour ce passage précis de l’épopée de Stormblood, je tire mon chapeau aux développeurs, aux scénaristes, et à Soken. Merci pour ce passage !

Le thème Lunacy, phase de transition de Tsukuyomi

C’est d’ailleurs à travers la 4.3 que notre point de vue concernant le personnage de Yotsuyu change complètement. D’un tyran, elle devient martyre lorsque l’on comprend les épreuves qu’elle a traversées tout au long de sa vie. Ses parents et son frère, qui ne voyaient qu’en elle et sa beauté, un moyen de gagner de l’argent. Une famille qui la força à épouser un homme riche … mais endetté. Si bien que pour payer les dettes de ce dernier à sa mort, elle fut obligée par les siens de se prostituer. Ecœurée par sa famille et sa patrie, elle rencontra Zenos qui la prit sous son aile. Si elle voyait là un moyen de se venger de Doma et des siens, elle ignorait à quel point elle était la marionnette du Général.

En conclusion, j’ai eu un véritable coup de cœur pour le patch 4.3 grâce au développement de ce personnage. Je regrette peut-être juste qu’elle ne nous ait pas été présentée comme telle plus tôt dans l’épopée, mais je me dis que c’était un effet voulu par les développeurs.

La fin de l’épopée pour moi était un peu … « meh ». J’étais mitigée. Tiraillée entre l’incompréhension de la façon dont était amenée l’extension suivante (malgré les teasers en parallèle de Shadowbringers, par le biais des FanFests) et très hypée par le côté « révélations » des origines de Garlemald. Depuis ARR que l’on se posait la question du lien entre les Asciens et l’Empire, on avait désormais une réponse qui dépassait notre attente en apprenant que le pays avait été fondé par un Ascien Originel en personne.

J’ai à titre personnel, bien plus préféré la « résurrection » de Gaius que de Zenos – qui à mes yeux, reste un pur fan service au vu de la popularité du personnage du côté japonais et américain. Car on nous montre en Gaius (et Maxima) que finalement, même des haut-gradés et personnalités importantes de l’armée sont las des magouilles et soifs de conquêtes de l’Empereur. On trouve même cela louche dès le début que notre ancien ennemi possède autant d’informations sur les Asciens, mais cela met en place une stratégie toute autre pour le futur du jeu : on a vaincu un Ascien Originel, il en reste deux … et l’on sait donc que tous les autres ne sont que des « sous-fifres » remplaçants leurs ancêtres. A partir de cet instant, il n’est plus question de couper la tête de l’Hydre pour voir d’autres têtes pousser, il est question de viser en plein cœur de la bête pour abattre le fléau. J’ai donc énormément apprécié ce passage car il commençait alors à mettre en place la « vraie bataille » des Héritiers dans le futur du jeu.

Et puis … la fin de l’épopée nous ramène au patch 3.4 d’Heavensward. Rappelez-vous : le premier reflet est au bord de la destruction, ce qui signifie qu’un huitième fléau peut déferler à tout moment sur notre monde. Nos Héritiers ne sont pas dupes, ou du moins, Alphinaud. La Rose Noire dont il avait été témoin dans le village et les laboratoires garlemaldais, semblait être l’objet tout trouver pour faire des ravages sur nos terres … Je me dis que si à l’époque je n’avais pas suivi les FanFests en parallèle, j’aurais eu beaucoup de mal à faire le rapprochement entre le premier reflet et notre monde, ainsi que ce fameux huitième fléau, dont l’épopée de SB avait presque réussi à nous faire oublier.

Bref, en conclusion, Stormblood a eu ses bons points et ses mauvais points, mais je n’ai pas su trouver la totalité du charme que j’avais perçu dans ARR et HW. Au final, là où j’y ai pris le plus de plaisir, ce fut à travers les raids à 8 qui furent bourrés d’allusions aux autres opus, mais j’y viens juste après ! Je garde de bons souvenirs de cette extension non pas pour le côté épopée, mais au final, car c’est à travers cette extension que j’ai découvert et mis les pieds dans le monde du HL, et qui m’a permis, au fil des patchs, de m’améliorer. Et voir ainsi le jeu sous un œil nouveau !

Les contenus annexes de Stormblood

Jetons un coup d’œil aux ajouts majeurs de cette extension !

Les Défis : L’extension nous a amenés à la découverte d’un mythe oriental revisité à la sauce FFXIV, le Conte des Quatre Animaux Sacrés. Afin d’affronter Koryu, notre héros devait aller affronter et apaiser l’aramitama de Genbu, Byakko, Suzaku et Seiryu. Genbu sera le seul boss que l’on affrontera au cours du donjon Le Couvercle des Enfers, condition requise afin de débloquer les Défis suivants !

Le Raid à 8 : Nos pas et les enquêtes de Cid et Nero ont permis de localiser la machine que nous avions perdue. Oméga. Mais voilà que l’intelligence artificielle de ce tas de ferrailles s’éveille et voit en nous, êtres humains, qu’une race faible à exterminer. Malgré tout, Oméga connaît la notion de « héros » et souhaite nous tester sur cette « condition » à travers toute une série de combats programmées. Le sort de l’humanité est donc entre nos mains, si nous échouons, nous serons exterminés. C’est donc avec Midgardsormr, ancien ennemi de la machine, et nos amis des Forges de Garlond, que nous allons mener bataille.

La série de raids d’Oméga a été un hommage à deux épisodes en particulier des opus FF. Le premier tiers d’Oméga était consacré à FFV à travers les boss Alte Roite, Catastrophe, Halicarnasse et Exdeath (Néo-Exdeath en sadique pour la P2).  Le deuxième tiers, à FFVI, avec le mythique Train Fantôme, Chardanouk, le Gardien, et Kefka (God Kefka en sadique).

Enfin, le dernier tiers était plus exclusif voire un hommage à la saga entière à travers Midgardsormr, Oméga et Final Oméga. Quoique le premier boss, Chaos, était un clin d’œil à FFI !

Ce fut la première fois que les raids à 8 introduisaient un combat en deux parties pour les quatrième étages, sur la version sadique. Mention spéciale pour les musiques des jeux originaux qui ont été remixées de façon impeccable !

Les Raids en Alliance : Nommés Retour en Ivalice, les fans de Final Fantasy ont vite compris dès son annonce que nos raids 24 allaient être un hommage à l’univers d’Ivalice, partagé dans les jeux Final Fantasy Tactics et Final Fantasy XII. Les instances qu’étaient la Cité de Rabanastre, le Phare de Ridorana et le Monastère d’Orbonne, ont été sublimées ainsi que les musiques qui les accompagnaient ! Nous voilà en train d’accompagner une troupe de théâtre qui part en quête d’une histoire racontée par leur père sur Ramza et Alma, noms qu’il a donné à ses enfants. Nos enquêtes nous amènent sur le danger des auralithes et nous nous voyons rejoints par Mikoto, une jeune éthérologiste Ao Ra qui détient un pouvoir de l’Echo bien particulier – que nous découvrirons plus tard dans la prochaine extension !

Ces raids nous ont poussés à combattre des têtes bien connues de FFXII et du monde d’Ivalice à travers les éons Mateus, Bélias et bien d’autres, mais également des personnages emblématiques de Tactics comme Mustadio ou Agrias.

Le scénario du raid, quant à lui, a introduit le royaume de Dalmasca et des personnages comme Ashe et Fran (FFXII) comme un royaume complet à la sauce FFXIV.

C’est à travers ces quêtes d’ailleurs que la prochaine race du jeu a donc été teasée.

L’arme relique : La Terre Interdite d’Eurêka. (Nom provenant de FFIII) Nouveau contenu qui nous amenait sur les terres d’Eurêka, une île où les éléments sont bouleversés. Krile part avec nous poursuivre l’enquête de son disparu grand-père Galuf, sur cette île mystérieuse dont l’éther est chamboulé. Le scénario nous a amenés sur Anemos, Pagos, Pyros et enfin Hydatos. C’est au cours de cette dernière instance qu’un donjon inédit et soumis aux lois d’Eurêka, fait surface : L’Arsenal de Baldesion. Pouvant accueillir jusqu’à 56 joueurs, il faut une organisation sans faille pour parvenir à défaire les dangereux boss de ce raid !

Je regrette juste qu’en dépit du nom, le vrai thème de FFIII n’ait jamais été repris pour ces instances.

Les Canaux d’Uznair : Tout comme Heavensward avec son Aquapole, Stormblood s’est vu ajouter de nouvelles cartes au trésor !

L’Abîme infini de Bahamut (Fatal) – UcoB : Le patch 4.1 s’est vu accueillir le tout nouveau combat instancié et d’un niveau supérieur au sadique : un combat de type « fatal » (ultimate en anglais). Les amoureux du raid ont dû remettre les pieds dans des combats connus d’ARR, un combat en cinq phases qui dure près d’une vingtaine de minutes (19 minutes environ) et dont chaque wipe nous fait recommencer du début ! Un combat d’une telle difficulté qu’il aura fallu pas moins de onze jours en période de World Prog (donc en combat quasiment constant et non-stop tous les jours) pour que la première team parvienne à défaire le Golden Bahamut et obtienne les premiers titres de « La Légende ».

Pour débloquer ce combat, il fallait avoir vaincu Néo-Exdeath dans le Deltastice v.4 sadique.

La Fantasmagorie d’Ultima (Fatal) – UwU : A l’image d’UcoB, UwU est le deuxième et dernier combat de type Fatal à être sorti au cours de SB. Ayant vu le jour au patch 4.3, contrairement à son aîné, il aura fallu cinq jours en World Prog, pour que la première team parvienne à défaire la redoutable machine allagoise. La difficulté était légèrement amoindrie par rapport à UcoB mais les différents statics se sont vus peiner à trouver l’astuce de l’Eveil des Primordiaux des premières phases, pour parvenir à atteindre la dernière ! Grâce à cette victoire, nous pouvons obtenir le titre de « L’Ultime Légende ».

Pour débloquer ce combat, nous devions au préalable avoir vaincu God Kefka dans le Sigmastice v.4 sadique.

Les allusions aux autres épisodes !

Stormblood nous a régalés également de plusieurs petits clins d’œil, mais je ne reviendrai pas sur ceux mentionnés sur les raids à 8 et les raids en alliance.

• Le boss final de l’Escarre, le Dragon des Brumes, est l’invocation emblématique de Rydia dans FFIV. Il possède d’ailleurs la même faculté de se transformer en brouillard pour se dissimuler.

• Galuf est également le grand-père de Krile dans FFV.

• La Fissure Interdimensionnelle, instance du raid Oméga, est une référence au donjon final de FFV.

• On peut trouver des moais bien dissimulés dans les divers points d’eau et mers de FFXIV … un petit clin d’œil à FFV qui voit également ces statues être cachées dans l’océan dans le jeu d’origine !

• A la fin du combat contre le Train Fantôme, nous avons une cinématique avec une femme et son enfant, leurs fantômes nous disant de définitifs « au revoir » après nous avoir remerciés. Cette scène est reprise de FFVI où Cyan était venu chercher sa défunte famille à bord du train.

• Le thème de Doma et de Hien est une reprise du thème de Cyan de FFVI.

• Castrum Abania possède un nombre considérable d’ennemis et de boss venant de FFVI.

• Une quête dans les Marges nous amène à la rencontre d’un Miqo’te qui pense avoir été abandonné par son père. Il apprend plus tard que son père est mort en se sacrifiant pour protéger son village d’une horde de monstres, dont le poison l’a transformé en pierre. Il s’agit d’une référence à Nanaki et son père Seto dans FFVII.

• Le premier boss d’Ala Mhigo, le Gardien Scorpion, est le premier boss que l’on affronte dans FFVII.

• Le Prima Vista, le vaisseau de Ramza et Alma dans les quêtes d’Ivalice, est le nom du vaisseau des Tantalas dans FFIX.

• Yojimbo, boss du Château de Kugane puis défi des quêtes d’Hildibrand, est une Chimère de FFX.

• Durant le combat instancié dans les Steppes d’Azim où nous contrôlons Y’shtola, cette dernière commence à exécuter une danse bien particulière : elle rappelle grandement la danse de Yuna à Kilika dans FFX, lors de la Cérémonie d’Accompagnement.

• Les Vangaas, Seeqs, et Viéras, sont des races venant de l’univers d’Ivalice et FFXII.

De nouvelles aventures, bientôt ?

Comme je l’ai mentionné dans mes retours précédents, je vous donne rendez-vous pour Shadowbringers dans un peu plus d’un mois. La deuxième partie du patch 5.5 est prévue pour la fin mai 2021 – date qui sera précisée lors de la LiveLetter du FanFest le 16 mai. Ce sera donc à partir de là que nous aurons enfin la finalité de l’épopée 5.0 et l’attente créée pour la 6.0.

Malgré la longueur de l’article, il n’a pas été évident pour moi de remettre en place tous les éléments de Stormblood tant mes souvenirs m’ont joué des tours. Et je sais que c’est un avis très tranché et personnel que j’ai de cette extension. Pour cela, je serai ravie d’avoir les retours et les avis de la communauté FF à ce sujet. Comment avez-vous ressenti cette extension de votre côté ? Est-ce que le côté et les enjeux plus matures, au contraire, vous ont plus attiré que les quêtes d’épopée précédentes ? Les nouveaux contenus vous ont-ils plu ?

A bientôt !

Une réflexion sur “Dans l’œil du cyclone ensanglanté

  1. Bonjour,
    L’extension Stormblood était ma première extension car j’avais commencé FFXIV à la 3.4, donc j’étais très hype aux reworks des jobs en particulier le moine. Ce fût pour moi aussi le début de mon ascension dans le HL car je n’avais pas vraiment commencé lors des raids Alexander. J’ai pu faire la connaissance d’une personne qui a été l’élément déclencheur de ma montée en puissance pour mieux jouer mes jobs.

    En ce qui concerne la trame principale, j’étais très déçu par l’aspect trop politique car même si Heavensward en avait, il restait tout de même de la fantaisie. Nous, « Guerrier de la Lumière » étions juste une arme pour récupérer les terres aux garlemaldais. À partir du patch 4.3, le scénario était devenue plus intéressant, avec l’apparition de Tsukuyomi, le retour de Gaius et surtout les asciens, car sans manquer de respect, ce sont eux les vrais antagonistes du jeu.
    J’ai énormément aimé Zenos pour ma part, personnage atypique, il cherche surtout à s’amuser avec quelqu’un qui pourra le divertir.

    La steppe d’Azim est pour ma part la plus belle map de cette extension, et aussi une des plus belles du jeu.
    Les raids Oméga furent très cool même pour une personne inculte comme moi de l’univers des Final Fantasy ai quand même apprécie ces boss. (Bon faudrait que je commencer à jouer aux anciens FF).

    La relique était sympa avec l’instance Eureka même si le farm de light était comment dire très chiant et pas assez équitable (oui, je rage xD) mais j’en garde de bons souvenirs.

    Cette extension est en dernier position en termes d’histoire pour ma part car comme dit plus haut, trop politique mais je dirais qu’il a été une très grande base pour l’extension d’après car enfin, le jeu est devenu très mature jusqu’au point de montrer du sang. Je pense qu’il fallait construire une base solide et Yoshida l’a très bien fait.

    Je me suis remémorer certains souvenirs, voire même à travers ton article j’ai pu apprendre certaines choses sur laquelle je n’avais pas fait attention.

    Je te remercie encore une fois pour cet article de qualité et j’attends avec impatience celui de Shadowbringers ♥.

    Aimé par 1 personne

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