L’Odyssée d’Alexander (fatal)

The Epic of Alexander (TEA) en anglais.

Pour terminer ma série des trois combats de type fatal du jeu, voici donc le troisième et dernier ultimate à être arrivé entre nos mains, à l’heure actuelle. Il a suivi les pas d’UwU en introduisant une mécanique cachée mais nécessaire à une subtilité près : en effet contrairement à UwU, la « condition » n’était pas obligatoire pour atteindre la dernière phase. En revanche sans elle, il était impossible de comprendre – et donc de passer – les deux mécaniques les plus importantes de la P4. Pour débloquer TEA, il faut avoir vaincu Titan dans le raid la Promesse d’Eden – Inhumation (Sadique). Votre niveau est synchronisé au niveau 80 et votre ilvl est automatiquement abaissé au 475.

TEA est le troisième contenu de type fatal, et le seul et unique à avoir vu le jour sur Shadowbringers, à l’arrivée du patch 5.11. D’une difficulté supérieure à UwU – je le situe à titre personnel entre UcoB et UwU -, il aura fallu pourtant quatre jours pour que la première team parvienne à vaincre le Perfect Alexander, mais trois jours de plus pour que la deuxième team les suive dans la victoire. En effet, comme je l’ai dit, TEA a eu une mécanique « cachée » mais indispensable pour réussir la dernière phase, et c’est ce qui a expliqué ce pour quoi il y a eu un tel décalage entre le premier et le deuxième down. Pour réussir à vaincre Perfect Alexander, il fallait réussir à créer le Golden Heart durant la P3. Les rumeurs racontent que la réponse a été trouvée à l’aide d’un datamining, mais avons-nous seulement une preuve ?

Contrairement à ses aînés, TEA ne possède que quatre phases, la phase des adds de Brute Justice et Cruise Chaser étant déjà impliquée dans la P3.

  • La P1 nous ramène face au terrible « static killer » de l’époque d’Heavensward : Le Liquide Vivant.
  • La P2 est un combo comprenant le duo atypique de Brute Justice et Cruise Chaser.
  • La P3 est un face à face avec Alexander-Prime, bien que ce dernier soit toujours accompagné de ses complices de la phase précédente pour ses mécaniques. La fin de la P3 consiste d’ailleurs à devoir venir à bout définitivement du duo afin de pouvoir achever le Primordial avant qu’il ne finisse son enrage (heal Check + DPS check).
  • Enfin, la P4 est une fusion de notre joyeuse bande afin de former le Perfect Alexander. Transformers, en position !!

La création du Golden Heart durant la mécanique d’Inception sur la P3 (première mécanique d’Alexander-Prime), se fait par le biais des quatre joueurs qui sont ciblés par les cristaux. Cette mécanique a fait un clin d’œil à l’histoire d’Alexander en impliquant Chat-Noir et son Affection Féline : ainsi, le but est de faire passer le cœur du petit chat dans les quatre cristaux afin qu’il se transforme en Golden Heart. C’est cette transformation qui permet à l’équipe d’obtenir le buff de l’Enigma Codex, permettant en P4 de pouvoir « voir le futur » et ainsi, pouvoir comprendre et exécuter les mécaniques. Votre personnage pendant les « Calibrations » peut voir un clone de lui-même apparaître sur le terrain, et c’est seulement en comprenant ce qui lui arrive et comment il meurt, que l’on comprend ce qu’on doit faire pour survivre.

Ce fut en l’absence de ce buff essentiel que les World Prog n’ont pas pu pendant plusieurs jours réussir la P4, puisque personne ne savait au premier abord ce qu’il fallait faire des cristaux en P3 ! (Et que la première team a refusé de partager son secret, évidemment :p)

Votre victoire vous octroie le titre de la Légende Parfaite et les totems gagnés à chaque kill vous permettent d’obtenir les armes zêta (version Alexander cette fois).

L’arme WHM de TEA

TEA est l’ultimate que j’ai tombé en dernier, il y a très récemment à l’heure où j’écris. Quand bien même je n’ai pas ressenti ce stress comme UcoB pour heal ou faire les mécaniques, pour autant, j’ai adoré le combat. Sa particularité à mes yeux est sa difficulté décroissante : jusque-là, les ultimates nous montaient en crescendo au fil de l’avancée du combat. Ici, nous sommes dans le bain dès la P1 et la P2, si bien que nombreux ont été les rosters qui ont baissé les bras avant même l’arrivée à la P3.

En tant que healer, la P1 ne m’aura pas marqué en difficulté sur le « healing ». Là où j’y ai trouvé sa complexité, c’était la gestion des boss. En effet, Liquide Vivant se divise très vite, laissant place au boss principal ainsi que sa « main ». La main fait un « check » toutes les trente secondes environ : si durant sa « vérification », sa vie est supérieure ou inférieure de 5% par rapport à celle du boss principal, c’est un wipe d’office. C’était ainsi assez compliqué au début du prog de trouver ses marques et notre gestion du DPS, mais cela devient très vite une formalité au fil des pulls.

L’autre difficulté que j’avais rencontrée en tant que SMN quand le contenu était sorti, c’était la gestion des poupées. Véritable « DPS check à prendre avec des pincettes », je devais – avec mes mates DPS – prendre une poupée et baisser sa vie à 25% ou moins avant de la faire dévorer au boss. Au-delà, elle explosait et c’est un wipe. Si elle mourrait sans avoir été dévorée, c’était également un wipe. Sachant que la poupée n’a vraiment pas beaucoup de vie, il faut savoir se modérer sur les premiers pulls !

La transition entre la P1 et la P2 est le réel « static killer » de cet ultimate, connue sous le nom de « Limit Cut ». Le but étant de tourner autour de l’arène pour éviter les AoEs de Cruise Chaser tout en se divisant en deux groupes de quatre et pour couronner le tout … chaque personne a un numéro sur la tête (indiquant l’ordre dans lequel CC va attaquer/dash les personnes). Sur papier ? Rien de plus simple. Mais il faut savoir gérer les timings et surtout faire attention à ne pas être tourné ne serait-ce qu’un pixel de travers, sans quoi CC dash en touchant inévitablement l’autre groupe … qui se résume assez vite en wipe. Bonne position, échange de position, gérer la distance avec son binôme pour ne pas le tuer, etc. Bref, je ne compte plus le nombre de personnes dans mon entourage qui m’ont dit avoir abandonné le combat à cause de leur manque de patience pour passer cette transition. De mon côté, j’avoue avoir mis plusieurs soirs à comprendre les timings en fonction du numéro sur ma tête, mais une fois en P3/P4, ce n’est qu’une bouchée de pain.

La phase qui m’aura le plus marquée sur TEA est la P2. Sur papier, elle paraît si simple, pourtant un accident est si vite arrivé. 85% de la phase consiste à se transmettre des Nisis entre les tanks/heals et les DPS, avec l’obligation même de prendre le bon Nisi sur la fin de la mécanique (sans quoi un wipe est immédiat de par la sentence de Brute Justice). Ainsi durant la quasi-totalité de la P2, il faut savoir jongler et se placer sur l’arène pour exécuter les mécaniques sans se toucher les uns les autres pour éviter une transmission de Nisis accidentelle, voire la mort de deux personnes si ces dernières possédaient chacune un Nisi de couleur différente. Pire, si l’un des deux morts possède le debuff de Foudre ou d’Eau, il explose et tue l’intégralité du groupe.

Les différents Nisis de la phase. Image prise de la vidéo BGM de FF Magnolia

En conclusion, il faut une vraie synergie de groupe et savoir qui bouge où et à quel moment afin d’éviter les accidents, j’ai beaucoup aimé ce côté coordination de l’équipe sur cette phase. En tant que healer, j’y ai même pas mal transpiré, disons que Brute Justice n’est pas énorme pour rien … ses coups de poing font très mal et il faut savoir gérer l’équipe en même temps tout en se déplaçant, esquiver les Nisis, ou à l’inverse, ne pas oublier les timings pour les récupérer !

La P3 a été l’exemple même de la « difficulté décroissante ». Alexander-Prime a presque été une formalité. Inception est une mécanique très « naturelle » quand on est un habitué des sadiques. La véritable difficulté de la phase a été le prog sur Wormhole : un Limit Cut légèrement plus violent au vu des dégâts à prendre et des trous de ver à absorber. De la même façon que la première transition du combat, il nous faut donc un petit temps de prog considérable dessus, le temps que tout le monde s’habitue à la gestion de la mécanique en fonction de son numéro sur la tête. C’est d’autant plus éreintant quand on sait qu’on est déjà à plus de dix minutes de combat à ce moment-là, et qu’il faut donc à chaque fois refaire les dix premières minutes du combat juste pour prog CE moment précis.

Il existe de nombreuses strats pour faire Wormhole. Avec mon roster, on a eu la « chance » de prendre celle qui était dite « no brain ». La plus simple à gérer pour limiter les accidents de placement, et donc les dashs malencontreux de Cruise Chaser.

La P3 se termine avec un énorme heal check/DPS check. C’est simple, en tant que healer, c’était le moment pour moi de lâcher mon bouton « Malfaisance » et de spammer toutes mes ressources de healing de groupe (bon, en jetant quelques cartes parfois quand même, on n’oublie pas le rDPS hein ?)

Après une LB3 tank bien placée (petit clin d’œil à A12(S)), nous assistons à la cinématique de transition, signe que nous sommes sur la dernière droite : Brute Justice et Cruise Chaser ne font désormais plus qu’un avec Alexander, formant ainsi le fameux « Alexander Parfait ».

Avec le thème de Moebius en version plus orchestrale pour accompagner cette ultime phase, j’étais surmotivée. Reprenant des codes d’anciens fights (bouger/pas bouger, spread/share, ou encore les Trines d’O8S version cercles plutôt que triangles cette fois), on transpire davantage par stress de l’approche du down plus qu’à cause des mécaniques elles-mêmes.

J’ai vraiment aimé les mécaniques des Calibrations sur Perfect qui sont inédites dans leur conception : bien qu’elles reprennent des codes et des mécaniques connus, le fait même de voir son « futur projeté » est quant à lui tout nouveau. Ainsi on retrouvait une vraie cohérence avec le lore et le personnage d’Alexander avec la manipulation du temps. Ce n’était pas facile au début de comprendre comment fonctionnait mon clone et reconnaître tous les marqueurs pour comprendre la mécanique à exécuter, mais à force de le faire, ça finit par devenir naturel !

En fait, c’était surtout un stress du moment où j’étais trop focalisée à regarder mon clone plus que ce qu’il se passait autour, si bien que j’étais ultra attentive aux calls d’un de mes mates pour les mécaniques « générales » au début. Puis je n’en ai plus eu besoin par la suite en comprenant que j’avais trop le regard sur mon double : finalement on voit TOUS les debuffs et animations sur notre clone au moment où notre futur est projeté, il suffit juste de les reconnaître pour comprendre où se placer et quoi faire.

Bon … Est-ce que je dois vraiment parler de l’enrage ? Ok … Contrairement à UcoB et UwU dont l’enrage visait à décimer l’équipe en visant des membres plus ou moins aléatoirement, nous avons la possibilité sur TEA de choisir qui se sacrifie et dans quel ordre. Plusieurs tours/geôles temporelles, tombent du nord de l’arène en clockwise (comme c’est étonnant de la part d’Alexander !), il est impératif de les prendre. Ainsi la logique veut qu’on sacrifie le plus faible en DPS (un healer puis le second, et ensuite les tanks) d’abord, jusqu’au plus fort. Vous avez compris, je ne vous fais pas de dessins, je suis AST, j’ai le plus faible DPS pur de l’équipe, merci au revoir !

Pour conclure, je garde un très bon souvenir de mon prog et mes reclears de TEA. Malgré un point de vue très divergent sur un point particulier avec quelques membres de mon roster, ca a été mon seul et unique roster d’ultimate qui a transpiré et respecté toutes mes valeurs d’un roster. Malgré les hauts et les bas, j’y ai ressenti un respect mutuel énorme entre les membres et une patience incroyable les jours où beaucoup auraient baissé les bras. Merci à vous pour ces moments et ce prog magnifique à vos côtés !

Le combat en lui-même pour moi se trouve en-dessous d’UcoB mais le talonne de très près de par son côté très « épique » et ses mécaniques particulières qui l’ont rendu unique.

Ne serait-ce que pour les musiques d’ailleurs, je vous invite à le faire un jour. Le côté « machines » vous attire-t-il au moins ?

Le premier clear de TEA !

5 réflexions sur “L’Odyssée d’Alexander (fatal)

    1. Sa mise en scène, sa musique, et son contenu le rendent très épique comme je disais. C’est pour ça qu’il talonne UcoB selon moi, il ne le dépasse pas uniquement parce que je trouve qu’UcoB reste le pire niveau difficulté !

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  1. Gg pour cet article ainsi que tous les autres que tu as fait ! Ce fut un bon prog surtout grâce à l’ambiance au seins du roster ! Et merci à toi aussi pour ce prog et de nous avoir supporté ! Ton message fait chaud au kokoro. :3
    De gros bisous !

    Aimé par 1 personne

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